A/RES/69/147
Intensification de l’action menée pour éliminer toutes
les formes de violence à l’égard des femmes et des filles
formes de violence, leur faire connaître leurs droits fondamentaux, notamment en
diffusant des renseignements sur l’aide que peuvent obtenir les femmes et les
familles qui ont subi des violences et en veillant à ce que toutes les femmes qui en
ont été victimes disposent en temps utile de l’information dont elles ont besoin, y
compris à tous les niveaux du système judiciaire, et informer chacun des droits des
femmes et des peines qui en sanctionnent la violation ;
19. Demande aux États de mobiliser, avec l’appui des entités des Nations
Unies, tous les hommes et garçons, ainsi que les familles et communautés, d’en faire
des partenaires au service du changement, chargés de prévenir et condamner les
violences dirigées contre les femmes et les filles ainsi que de promouvoir l’égalité
entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles, et d’élaborer des
politiques destinées à donner de plus larges responsabilités et un plus grand rôle aux
hommes et garçons dans l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles,
sous toutes leurs formes ;
20. Demande instamment aux États de continuer d’affiner leurs stratégies
nationales, en les traduisant en mesures et programmes concrets, et d’envisager
l’élimination de toutes les formes de violence contre les femmes de façon plus
systématique, globale, multisectorielle et durable, notamment en réalisant l’égalité
entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles, sans perdre de vue qu’il
leur incombe d’agir avec la diligence voulue pour prévenir tous les actes de violence
commis contre des femmes, assurer une protection contre ces actes et enquêter à
leur sujet, et à cette fin, par exemple :
a) D’établir, en partenariat avec tous les acteurs intéressés et à tous les
niveaux voulus, un plan d’action national intégré très complet, conçu pour
combattre les violences faites aux femmes et aux filles sous tous leurs aspects, qui
prévoie la collecte et l’analyse de données, des mesures de prévention et de
protection, ainsi que des campagnes nationales d’information, en utilisant des
ressources destinées à lutter contre les stéréotypes sexistes véhiculés par les médias,
qui sont sources de violences à l’égard des femmes et des filles ;
b) D’examiner et, s’il y a lieu, de réviser, modifier ou abolir toutes les lois,
réglementations, politiques, pratiques et coutumes qui sont discriminatoires envers
les femmes ou ont sur elles un effet discriminatoire, et de veiller, dans les cas de
pluralisme juridique ou de mécanismes extrajudiciaires de règlement des litiges, à
ce que les dispositions des différents systèmes soient conformes aux obligations,
engagements et principes internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment
le principe de non-discrimination ;
c)
De mettre fin aux situations d’impunité, en veillant à ce que les auteurs
de crimes sexuels et sexistes commis à l’encontre des femmes et des filles en soient
tenus responsables et soient punis, en application du droit national et du droit
international, en soulignant la nécessité de traduire les auteurs présumés de ces
crimes devant la justice nationale ou, le cas échéant, la justice internationale ;
d) D’évaluer et d’analyser l’impact des lois, réglementations et procédures
en vigueur relatives aux violences exercées contre les femmes afin d’assurer à ces
dernières l’accès à la justice, d’augmenter le nombre de cas signalés et de faire en
sorte que ceux-ci aboutissent à des condamnations, et de renforcer au besoin le droit
pénal et la procédure pénale applicables à ces violences, sous toutes leurs formes, en
vue de les prévenir, de protéger les femmes qui y sont exposées et de faciliter, pour
celles qui en sont victimes, l’accès aux voies de recours ;
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