Intensification de l’action menée pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes des filles A/RES/69/147 Réaffirmant qu’il importe que la responsabilité des auteurs de violences à l’égard des femmes et des filles, notamment de violences, de maltraitance et d’exploitation sexuelles, soit effectivement engagée, et de prendre des mesures appropriées pour lutter contre ces violences, Prenant acte, à cet égard, de la note d’orientation du Secrétaire général sur les réparations relatives aux violences sexuelles liées aux conflits, Prenant note des initiatives internationales et régionales visant à combattre les violences sexuelles commises en période de conflit armé, notamment du Sommet mondial organisé pour y mettre fin, qui a porté principalement sur la justice, la responsabilité et l’aide aux victimes, Considérant que les violences faites aux femmes et aux filles trouvent leur origine dans l’inégalité historique et structurelle des rapports de force entre hommes et femmes, que toutes les formes de violence à leur encontre portent gravement atteinte à tous leurs droits élémentaires et libertés fondamentales, dont l’exercice est entravé, voire rendu impossible, et nuisent grandement à leur aptitude à participer pleinement, activement et à conditions égales à la vie de la société, à l’économie et à la prise de décisions politiques, Considérant également que les femmes sont davantage exposées à la violence lorsqu’elles sont pauvres, dénuées des moyens d’accéder à l’autonomie et marginalisées, car exclues du bénéfice des politiques sociales et privées des avantages de l’éducation et du développement durable, et que les violences qui leur sont faites entravent le développement économique et social des populations et des États, ainsi que la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, dont ceux du Millénaire pour le développement, Sachant qu’il est nécessaire de traiter le problème de la violence à l’égard des femmes et des filles de manière globale, en tenant compte des liens qui existent entre cette question et d’autres comme le VIH/sida, l’élimination de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la paix et la sécurité, l’aide humanitaire, l’éducation, l’accès à la justice, la santé et la prévention de la criminalité, Sachant également que la traite d’êtres humains est une forme de criminalité transnationale organisée qui expose les femmes à la violence et que des efforts concertés s’imposent pour la combattre, et soulignant à cet égard que la mise en œuvre effective, dans son intégralité, du Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants32 et du Plan d’action mondial des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes 33 contribuera à l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, Gravement préoccupée par le nombre sans précédent de réfugiés et de déplacés dans le monde et considérant que, parmi les réfugiés et déplacés, les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables et sont notamment exposés à la discrimination et aux sévices, à la violence et à l’exploitation, notamment sexuels, et sachant à cet égard combien il importe de prévenir les violences sexuelles et sexistes, d’y faire face et de les combattre, _______________ 32 33 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2225 et 2237, no 39574. Résolution 64/293. 5/16

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