A/HRC/RES/55/4
compte des Principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes
alimentaires, tels qu’ils ont été approuvés par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale,
notamment en favorisant les investissements, y compris privés, dans des technologies
appropriées d’irrigation et de gestion de l’eau à petite échelle afin de réduire la vulnérabilité
à la sécheresse et de faciliter le relèvement après une sécheresse, de remédier au manque
d’eau et de garantir la préservation et l’utilisation durable des écosystèmes ;
11.
Est conscient de l’importance du rôle que jouent les petits agriculteurs et les
exploitants familiaux, les paysans, ceux qui pratiquent la pêche artisanale et les petits
pêcheurs des pays en développement, notamment les femmes et les personnes autochtones,
pour ce qui est de garantir la sécurité alimentaire et la nutrition, de réduire la pauvreté et de
préserver les écosystèmes, et de la nécessité de les soutenir ;
12.
Réaffirme qu’il faut veiller à ce que les programmes de distribution d’aliments
offrent une alimentation saine, suffisante, nutritive et culturellement acceptable et qu’ils
soient inclusifs et accessibles aux personnes handicapées ;
13.
Engage les États à favoriser la création des conditions qui permettront à chacun
d’être à l’abri de la faim et, dès que possible, de jouir pleinement du droit à l’alimentation,
ainsi qu’à envisager, s’il y a lieu, d’établir des mécanismes institutionnels appropriés et
d’adopter des politiques nationales de lutte contre la faim ;
14.
Salue les progrès accomplis grâce à la coopération Sud-Sud et à la coopération
triangulaire dans les pays et régions en développement sur les plans de la sécurité alimentaire,
de la nutrition et du développement de la production agricole aux fins de la pleine réalisation
du droit à l’alimentation, tout en réaffirmant le rôle central de la coopération Nord-Sud ;
15.
Est conscient de l’importance des pratiques agricoles traditionnelles durables,
notamment des systèmes traditionnels d’approvisionnement en semences, et de l’accès à des
semences adaptées aux conditions locales, en particulier pour nombre de peuples autochtones
et de collectivités locales ;
16.
Souligne que les États ont pour obligation première de promouvoir et de
protéger le droit à l’alimentation, notamment lors de crises humanitaires, et que les membres
de la communauté internationale devraient, par une intervention coordonnée et à la demande
des pays, coopérer en vue d’appuyer les efforts faits aux niveaux national et régional, en
fournissant l’assistance nécessaire pour accroître la production alimentaire et améliorer
l’accès à la nourriture, en particulier au moyen d’une aide au développement de l’agriculture,
du transfert de technologies, du renforcement des capacités, d’une assistance technique, de
la tenue des engagements en matière d’aide publique au développement, d’une assistance au
relèvement de la production vivrière et d’une aide alimentaire, en garantissant la sécurité
alimentaire, une attention spéciale étant accordée aux besoins particuliers des femmes et des
filles, et en favorisant le développement de technologies adaptées, la recherche sur les
services de conseils ruraux et l’appui à l’accès à des services de financement, et faciliter
l’instauration de régimes fonciers sûrs ;
17.
Demande aux États d’envisager de revoir toute politique ou mesure qui
pourrait avoir des effets néfastes sur la réalisation du droit à l’alimentation, en particulier le
droit de chacun d’être à l’abri de la faim, avant d’instituer une telle politique ou mesure ;
18.
Rappelle la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones et le document final de la réunion plénière de haut niveau de l’Assemblée
générale dite Conférence mondiale sur les peuples autochtones, constate qu’un grand nombre
d’organisations et de représentants de peuples autochtones ont exprimé dans diverses
instances leur vive préoccupation face aux obstacles et aux difficultés que ces peuples ont à
surmonter pour jouir pleinement de leur droit à l’alimentation et demande aux États de
prendre des mesures pour s’attaquer à ces obstacles et à ces difficultés ainsi qu’à la
discrimination que ces peuples continuent de subir ;
19.
Rend hommage à la contribution que les paysans, les petits agriculteurs, les
exploitants familiaux et les autres personnes travaillant et vivant dans les zones rurales, ceux
qui pratiquent la pêche artisanale et les petits pêcheurs de toutes les régions du monde
apportent au développement et à la réalisation du droit à l’alimentation, à la sécurité
alimentaire et à la nutrition, lesquels sont essentiels à la réalisation des objectifs de
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