A/RES/52/142
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2. Note avec intérêt que des élections présidentielles se sont tenues en 1997 en République islamique
d'Iran, et demande au gouvernement de répondre aux aspirations à des progrès tangibles pour ce qui est des
droits de l'homme et des libertés fondamentales de tous;
3.
Se déclare préoccupée:
a) Par la persistance des violations des droits de l'homme en République islamique d'Iran, en particulier
par le nombre croissant d'exécutions auxquelles il est procédé apparemment en l'absence de respect des
garanties internationalement reconnues, les cas de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants, y compris la lapidation, l'amputation et les exécutions publiques, le non-respect des normes
internationales dans l'administration de la justice et l'absence de garanties d'une procédure régulière;
b) Par les graves atteintes portées aux droits de l'homme des bahaïs, par la discrimination exercée contre
les membres d'autres minorités religieuses, dont les chrétiens, et par les condamnations à mort prononcées
contre Dhabihullah Mahrami, Musa Talibi et Ramadan-Ali Dhulfaqari pour apostasie et contre Bihnam Mithaqi
et Kayvan Khalajabadi en raison de leurs convictions;
c) Par le manque de continuité dans la coopération du gouvernement avec les mécanismes de la
Commission des droits de l'homme;
d) Par les menaces de mort qui continuent de peser sur Salman Rushdie ainsi que sur des personnes
associées à son œuvre et qui semblent avoir la caution du Gouvernement de la République islamique d'Iran, et
regrette profondément l'annonce par la Fondation du 15 Khordad d'une augmentation de la prime offerte pour
l'assassinat de M. Rushdie;
e) Par les violations du droit de réunion pacifique et les restrictions aux libertés d'expression, de pensée
et d'opinion et à la liberté de la presse ainsi que par les actes d'intimidation et les brimades dont font l'objet les
écrivains et les journalistes qui cherchent à exercer leur droit à la liberté d'expression, la condamnation de
l'écrivain Faraj Sarkuhi n'étant que l'exemple le plus récent de ces pratiques inacceptables;
f) Par le fait que les femmes ne jouissent pas pleinement, dans des conditions d'égalité, des droits de la
personne humaine, tout en notant les efforts déployés pour mieux intégrer les femmes à la vie politique,
économique et culturelle du pays;
4.
Invite le Gouvernement de la République islamique d'Iran:
a) À reprendre sa coopération avec les mécanismes établis par la Commission des droits de l'homme, en
particulier avec le Représentant spécial, pour permettre à ce dernier de poursuivre son enquête personnelle et le
dialogue qu'il a engagé avec lui;
b) À honorer les obligations qu'il a librement contractées en vertu des Pactes internationaux relatifs aux
droits de l'homme et d'autres instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme et de veiller à ce que
tous ceux qui vivent sur son territoire et relèvent de sa juridiction, y compris les membres de groupes religieux
et de minorités, jouissent de tous les droits consacrés dans ces instruments;
c) À appliquer scrupuleusement les conclusions et recommandations du Rapporteur spécial de la
Commission des droits de l'homme chargé d'examiner la question de l'élimination de toutes les formes
98-77120
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