Suivi du vingtième anniversaire de l’Année internationale
de la famille et ses prolongements
A/RES/73/144
4.
Encourage les États Membres à continuer d’adopter des politiques
inclusives et adaptées de réduction de la pauvreté axées sur la famille, conformément
aux principaux objectifs fixés au titre du vingtième anniversaire de l ’Année
internationale, pour lutter contre la pauvreté des familles et l’exclusion sociale, en
tenant compte des aspects multidimensionnels de la pauvreté, en privilégiant
l’éducation inclusive et de qualité et l’apprentissage tout au long de la vie, la santé et
le bien-être de tous à tout âge, le plein emploi productif et le travail décent, la sécurité
sociale, les moyens de subsistance et la cohésion sociale, au moyen notamment de
mesures et de systèmes de protection sociale différenciés selon les sexes et les âges,
tels que les allocations pour enfant à charge et les prestations de retraite, et de veiller
à ce que les droits, les capacités et les responsabilités de toutes les familles soient
respectés ;
5.
Encourage également les États Membres à promouvoir l’équilibre entre la
vie professionnelle et la vie personnelle en tant que facteur de bien-être pour les
enfants et de réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les
femmes et les filles, entre autres, grâce à l’amélioration des conditions de travail des
personnes ayant des responsabilités familiales, à l’aménagement des modalités de
travail, comme le télétravail, et des modalités de congés, comme les congés de
maternité et de paternité, à des services de garde d ’enfants peu onéreux, accessibles
et de qualité et à des mesures qui encouragent le partage équitable des tâches
domestiques, notamment les soins non rémunérés, entre les hommes et les femmes ;
6.
Encourage en outre les États Membres à investir dans des politiques et des
programmes familiaux favorisant des échanges intergénérationnels plus solides, tels
que la cohabitation intergénérationnelle, l’éducation parentale et l’appui aux grandsparents, notamment ceux qui ont la charge de la famille, afin de promouvoir une
urbanisation sans exclusion, la solidarité intergénérationnelle et la cohésion sociale ;
7.
Encourage les États Membres à envisager de mettre en place des systèmes
de protection sociale universels tenant compte des disparités entre les sexes,
notamment, selon qu’il convient, des aides financières destinées aux familles en
situation de vulnérabilité, comme les familles monoparentales, en particulier celles
dirigées par des femmes, systèmes qui sont indispensables pour faire reculer la
pauvreté et qui sont d’autant plus efficaces lorsqu’ils s’accompagnent d’autres
mesures consistant à donner accès aux services de base, à une éducation de qualité et
aux services de santé ;
8.
Encourage les États à contribuer au fonds d’affectation spéciale des
Nations Unies pour les activités en faveur de la famille ;
9.
Encourage les États Membres à accentuer la coopération avec la société
civile, les milieux universitaires et le secteur privé en vue de l ’élaboration et de
l’exécution des politiques et des programmes axés sur la famille ;
10. Encourage le Département des affaires économiques et sociales du
Secrétariat à intensifier sa collaboration avec les entités, organismes, fonds et
programmes des Nations Unies d’une part, et avec les organisations
intergouvernementales et non gouvernementales compétentes dont les activi tés
concernent la famille d’autre part, et invite à mettre l’accent sur la conduite de travaux
de recherche et d’activités de sensibilisation en lien avec les objectifs de l’Année
internationale et leur suivi ;
11. Prie le coordonnateur pour les questions relatives à la famille du
Département des affaires économiques et sociales de renforcer la collaboration avec
les commissions régionales, les fonds et les programmes, recommande que le rôle des
coordonnateurs au sein du système des Nations Unies soit réaffirmé, et invite les États
Membres à intensifier les efforts de coopération technique, à envisager de renforcer
18-22181
3/4