A/HRC/RES/52/2 Nelson Mandela), les Principes relatifs aux entretiens efficaces dans le cadre d’enquêtes et de collecte d’informations (Principes de Méndez) et les Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Principes de Bangkok) ; 6. Exhorte le Gouvernement nicaraguayen à lutter contre l’impunité, à rendre justice aux victimes des violations des droits de l’homme et à faire répondre de leurs actes les auteurs de ces violations, et notamment à élaborer et mettre en œuvre un plan d’action global visant l’application du principe de responsabilité qui soit inclusif et centré sur les victimes et les personnes rescapées, à mener des enquêtes indépendantes, transparentes et impartiales sur les multiples formes de répression et de violence, y compris celles exercées dans le contexte des élections, signalées depuis avril 2018 par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, notamment les allégations d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de torture et d’autres violations graves des droits de l’homme et atteintes à ceux-ci, à veiller à ce que les victimes disposent de recours utiles et obtiennent réparation et à modifier la loi d’amnistie de 2019 ; 7. Exhorte également le Gouvernement nicaraguayen à prendre des mesures efficaces pour offrir un environnement sûr et favorable aux victimes de violations des droits de l’homme et à leur famille, notamment les prisonniers politiques et les membres de l’opposition, les personnes souffrant de lésions et de handicaps de longue durée, ainsi que les peuples autochtones et les personnes d’ascendance africaine, en particulier dans les régions de la côte des Caraïbes, y compris l’accès à des services de santé physique et mentale, sans aucune discrimination ; 8. Se déclare préoccupé par l’augmentation du nombre de féminicides et d’autres actes de violence sexuelle et fondée sur le genre dans le pays, par l’absence de mécanismes de plainte efficaces et par l’annulation du statut juridique des organisations de la société civile qui s’occupent des victimes de violence, en particulier des femmes et des filles autochtones et d’ascendance africaine, et engage instamment le Gouvernement nicaraguayen à prendre des mesures efficaces pour prévenir la violence sexuelle et fondée sur le genre, y compris les meurtres liés au genre, à enquêter sur de tels actes et à veiller à ce que leurs auteurs en répondent, et à agir contre les violences et atteintes sexuelles et fondées sur le genre selon une approche centrée sur les personnes rescapées ; 9. Exhorte le Gouvernement nicaraguayen à prendre, en complète et véritable concertation avec les peuples autochtones et les personnes d’ascendance africaine, conformément aux obligations légales qui lui incombent, des mesures permettant de prévenir et de réprimer efficacement la violence dont les uns et les autres sont de plus en plus souvent victimes, notamment à mener des enquêtes rapides et indépendantes sur les allégations d’attaques, de meurtres et de confiscations de terres par des groupes armés ; 10. Exhorte également le Gouvernement nicaraguayen à adopter des mesures efficaces pour garantir l’indépendance, la transparence et l’impartialité de l’appareil judiciaire, des autorités électorales, de la Police nationale, du Bureau du Procureur général, du Bureau du Défenseur public et du Bureau du Procureur des droits de l’homme, à cesser son ingérence politique dans le système judiciaire, notamment par la détention arbitraire et l’expulsion de magistrats et d’autres hauts fonctionnaires judiciaires, ainsi que par la détention et l’expulsion de l’ancien porte-parole de la Cour suprême, à respecter ses obligations internationales en ce qui concerne les garanties d’un procès équitable et à adopter des mesures efficaces pour garantir la séparation des pouvoirs et le rétablissement de l’état de droit ; 11. Engage le Gouvernement nicaraguayen à adopter un plan d’action assorti de délais aux fins de l’application des recommandations formulées par les mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme, notamment celles figurant dans les rapports du Haut-Commissaire, le rapport du Groupe d’experts des droits de l’homme sur le Nicaragua et celles des organes conventionnels, ainsi que les 6 GE.23-06430

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