E/CN.6/2024/L.3
un prix abordable, afin de veiller à ce que personne ne soit laissé de côté dans
l’économie et la société numériques, sachant que si elles ne sont pas assorties de
garanties et de mécanismes de contrôle adaptés, les évolutions récentes des
technologies peuvent perpétuer les schémas existants de pauvret é, d’inégalité, de
discrimination et de violence sous toutes ses formes, notamment les violences fondées
sur le genre qui sont commises ou amplifiées par l’intermédiaire des technologies, y
compris dans les algorithmes utilisés par les solutions basées sur l’intelligence
artificielle. Elle note que la prise en compte des préjugés liés au genre portés par les
technologies peut contribuer à l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et
dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, en part iculier la
féminisation de la pauvreté, et qu’il convient donc d’adopter une approche tenant
compte des questions de genre tout au long de la conception, de l’élaboration, de la
mise en place et de l’application des politiques relatives aux technologies nu mériques,
en respectant pleinement les droits humains.
36. La Commission constate que les femmes et les filles handicapées sont touchées
de manière disproportionnée par la pauvreté en raison d’obstacles tels que la
discrimination et un accès limité à l’éducation, à l’emploi, aux services de santé, aux
infrastructures, aux services financiers et aux technologies de l’information et des
communications. Elle souligne qu’il importe de promouvoir les droits, la participation
et l’inclusion des femmes et des filles handicapées sur la base de l’égalité avec les
autres. Elle souligne également que le handicap doit être reconnu comme une question
transversale dans toutes les politiques et tous les programmes pertinents et qu’une
telle reconnaissance doit s’accompagner de mesures concrètes. Elle souligne en outre
qu’il faut prendre des mesures pour faire tomber les obstacles particuliers auxquels
se heurtent les femmes et les filles handicapées, favoriser leur résilience physique,
psychosociale et financière et faire en sorte d’assurer la participation et le leadership
pleins, égaux et véritables des femmes handicapées, notamment dans le cadre de la
planification des interventions en cas d’urgence et d’évacuation, des interventions
humanitaires d’urgence et des services de santé.
37. La Commission souligne qu’il importe d’assurer l’avancement et le
renforcement des capacités des femmes et des filles autochtones et l’allocation de
ressources visant à assurer leur bien-être, en particulier dans les domaines de
l’élimination de la pauvreté et de l’accès à une éducation inclusive de qualité, aux
services de santé, aux technologies de l’information et des communications, aux
infrastructures, aux services publics et aux services financiers, et de garantir l’accès
des femmes à l’emploi, à un travail décent et aux ressources économiques, y compris
la terre et les ressources naturelles. Elle souligne également qu’il importe de
promouvoir la connaissance et la compréhension des droits des femmes et des filles
autochtones et d’assurer la participation pleine, égale et véritable des femmes et, le
cas échéant, des filles autochtones à l’élaboration des politiques et des programmes,
à l’économie et à la transmission des connaissances traditionnelles, scientifiques et
techniques, des langues, des traditions et des pratiques spirituelles et religieuses, et
aux processus de décision à tous les niveaux et dans tous les domaines, y compris au
moyen des technologies numériques, ainsi que l’accès des femmes autochtones à
l’emploi productif et à un travail décent. Elle estime que la diversité qui caractérise
ces populations ainsi que les difficultés que celles-ci rencontrent exigent une attention
particulière.
38. La Commission estime que les femmes et les filles d’ascendance africaine
contribuent grandement au développement des sociétés et qu’il importe d’assurer la
participation pleine, égale et véritable des femmes d’ascendance africaine à la prise
de décisions dans toutes les sphères de la société, notamment par la lutte contre la
pauvreté, le renforcement des institutions et un financement tenant compte des
questions de genre.
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