Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
A/RES/79/158
et atteintes ont des répercussions excessivement préjudiciables aux femmes et aux
filles, en particulier celles qui se trouvent en situation de vulnérabilité ou qui vivent
dans des lieux difficiles d’accès, parce qu’elles les exposent notamment à un risque
accru de violence sexuelle et fondée sur le genre et compromettent l’éducation et les
perspectives économiques des filles ainsi que leur santé physique et mentale, et
soulignant les obligations qui incombent aux États en matière de droits humains et les
engagements qu’ils ont pris de respecter, promouvoir, protéger et mettre en œuvre les
droits humains et les libertés fondamentales de toutes les femmes et de toutes les filles
et de prévenir, de combattre et d’éliminer la pratique des mariages d’enfants, de s
mariages précoces et des mariages forcés,
Réaffirmant que le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein
consentement des futurs époux, et soulignant de nouveau que ce consentement doit
être éclairé,
Constatant que l’éradication de la pauvreté, l’élimination de la faim, la
protection sociale, l’accès à un enseignement préscolaire, primaire et secondaire de
qualité, les capacités d’insertion professionnelle, l’aide à la subsistance et
l’autonomisation économique dans un environnement sûr, des services sociaux
solides, une participation véritable à la prise de décisions, l’accès universel à des
services de santé de qualité, qui soient abordables et inclusifs, une bonne nutrition, le
plein accès à l’eau salubre, y compris l’eau potable, et aux services d’assainissement
et d’hygiène, la santé et l’hygiène menstruelles et des produits d’hygiène féminine
abordables et accessibles, la formation professionnelle et la lutte contre toutes les
formes de discrimination et de violence, entre autres, sont autant d’éléments
indispensables à l’autonomisation des filles, permettent de prévenir, de combattre et
d’éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés et
viennent en aide aux filles et aux femmes déjà mariées, divorcées, séparées ou veuves,
Préoccupée par le fait que, malgré les progrès récemment accomplis au niveau
mondial pour ce qui est de mettre fin aux mariages d’enfants, aux mariages précoces
et aux mariages forcés, notamment le fait que la proportion de filles mariées avant
l’âge de 18 ans a été ramenée à 19 pour cent au cours des 10 dernières années, les
progrès sont inégaux d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre et à l’intérieur d’un
même pays, et que les données montrent qu’à ce rythme, la cible 5.3 associée aux
objectifs de développement durable, qui concerne l’élimination de cette pratique d’ici
à 2030, ne sera atteinte dans aucune région du monde, et constatant qu’il faut prendre
d’urgence des mesures aux niveaux local, national, régional et international,
notamment l’allocation de ressources financières suffisantes, pour ava ncer plus
rapidement dans l’élimination des mariages d’enfants, des mariages précoces et des
mariages forcés,
Constatant que la pauvreté chronique demeure l’un des principaux obstacles à
la satisfaction des besoins et à la promotion et à la protection des droits de l’enfant,
notamment des filles, et que les filles qui vivent dans la pauvreté, notamment celles
qui se trouvent dans des zones rurales ou reculées, sont plus susceptibles d’être
exposées à des pratiques néfastes telles que le mariage d’enfants, le mariage précoce
ou le mariage forcé, et considérant que l’élimination de la pauvreté sous toutes ses
formes et dans toutes ses dimensions est essentielle à la réalisation des droits des filles
et doit demeurer une priorité absolue pour la communauté internationale,
Notant avec inquiétude les répercussions que les situations d’urgence
humanitaire, les conflits armés, les catastrophes naturelles comme les inondations et
les sécheresses, et les effets persistants de la pandémie de maladie à coronavirus
(COVID-19) ont sur les progrès réalisés non sans difficulté en ce qui concerne
l’élimination des pratiques néfastes, y compris les mariages d’enfants, les mariages
précoces et les mariages forcés, et qui risquent de compromettre plus encore la
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