Situation des droits de l’homme en République arabe syrienne
A/RES/74/169
Qaminas en 2015, au cours desquelles des substances toxiques avaient été libérées,
que l’EIIL (également appelé Daech) avait utilisé de la moutarde au soufre à Marea
en 2015 et à Oum Haouch en 2016, et que la République arabe syrienne avait utilisé
du sarin à Khan Cheïkhoun en 2017, prenant donc note avec une vive préoccupation
des rapports de la mission d’établissement des faits de l’Organisation pour
l’interdiction des armes chimiques concernant des faits qui se seraient produits à
Latamné 33 et à Saraqeb 34 ainsi que du rapport final concernant une allégation
d’utilisation de produits chimiques toxiques comme arme à Douma 35, qui a conclu
qu’il existait des motifs raisonnables de croire que l’utilisation d’un produit chimique
toxique comme arme avait eu lieu, et exigeant des responsables qu ’ils s’abstiennent
immédiatement de tout nouvel emploi d’armes chimiques,
Exprimant son appui aux travaux menés par la Commission d’enquête
internationale indépendante sur la République arabe syrienne, se félicitant des
rapports de celle-ci, condamnant énergiquement le manque de coopération du régime
syrien avec la Commission, réaffirmant sa décision de transmettre les rapports de la
Commission au Conseil de sécurité, remerciant la Commission pour les exposés
qu’elle a présentés devant le Conseil et demandant qu’elle continue à lui faire rapport,
ainsi qu’au Conseil,
Se félicitant des rapports pour 2018 et 2019 du Mécanisme international,
impartial et indépendant chargé de faciliter les enquêtes sur les violations les plus
graves du droit international commises en République arabe syrienne depuis mars
2011 et d’aider à juger les personnes qui en sont responsables, qui lui ont été soumis
pour examen 36, et notant avec une vive préoccupation l’observation de la Commission
d’enquête selon laquelle, depuis mars 2011, le régime syrien mène systématiquement
des attaques à grande échelle contre la population civile, notamment des attaques
ciblées lancées contre des personnes et des biens protégés, y compris des installations
médicales, leur personnel et leurs moyens de transpor t et des convois humanitaires
bloqués, ainsi que des disparitions forcées, des actes de torture de personnes détenues,
des exécutions sommaires et d’autres violations et sévices, soulignant qu’il importe
que les allégations soient examinées et les éléments de preuve recueillis et mis à
disposition aux fins de l’établissement des responsabilités à l’avenir, et rappelant la
décision de l’Organisation des Nations Unies et l’action menée pour établir
officiellement la commission d’enquête chargée d’examiner les attaques ayant frappé
des sites inscrits sur la liste de déconfliction dans le nord-ouest de la République arabe
syrienne,
Condamnant fermement les exécutions de personnes détenues, signalées dans
les locaux du renseignement militaire syrien, et la pratique généralisée des
disparitions forcées, des détentions arbitraires et du recours à la violence sexuelle et
fondée sur le genre et aux actes de torture dans les centres de détention dont il est fait
mention dans les rapports de la Commission d’enquête, notamment dans les bâtiments
des sections 215, 227, 235 et 251, la section du Service de renseignement des forces
aériennes à l’aéroport militaire de Mazzé et la prison de Sednaya, y compris les
pendaisons collectives ordonnées par le régime ainsi que les exécutions de personnes
détenues signalées dans les hôpitaux militaires, dont Techrine et Harasta,
Rappelant les déclarations faites par le Secrétaire général, la
Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et les titulaires de
mandats au titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l ’homme, selon
lesquelles des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont probablement été
commis en République arabe syrienne, prenant acte du fait que la Haute-Commissaire
a maintes fois invité le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale de
__________________
33
34
35
36
19-22312
Voir S/2017/931, annexe, et S/2018/620, annexe.
Voir S/2018/478, annexe.
Voir S/2019/208, annexe.
A/73/295, A/73/741 et A/74/313.
5/15