A/HRC/RES/58/22
cadre des travaux du Groupe interinstitutions de coordination de la lutte antimines pour que
les droits de l’homme éclairent la lutte antimines dans l’ensemble du système des
Nations Unies, ainsi que de la Stratégie des Nations Unies pour l’inclusion du handicap, que
le Secrétaire général a lancée le 11 juin 2019,
Réaffirmant la vision des Nations Unies d’un monde libéré de la menace des mines
antipersonnel et des engins explosifs, dans lequel les individus et les communautés vivent
dans un environnement sûr et propice au développement et les rescapés de l’explosion de
mines sont pleinement intégrés dans la société,
Rappelant la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et
l’assistance à la lutte antimines, célébrée chaque année le 4 avril, qui représente une occasion
de faire mieux comprendre la menace que font peser les mines antipersonnel et les
répercussions qu’elles ont sur les droits de l’homme,
1.
Exhorte tous les États à renforcer et à accroître leur engagement à s’acquitter
des obligations que leur font le droit international des droits de l’homme et le droit
international humanitaire, et exhorte les États Parties aux instruments internationaux
pertinents, notamment la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel et la
Convention sur certaines armes classiques, à honorer pleinement leurs obligations ;
2.
Demande à tous les États et, s’il y a lieu, aux autres parties prenantes de coopérer
efficacement pour faire face aux effets des mines antipersonnel sur la protection et la promotion
de tous les droits de l’homme, notamment en accélérant les activités de déminage et en veillant
à ce que les victimes reçoivent une aide complète et inclusive, sans discrimination ;
3.
Encourage les États à prendre des mesures coordonnées et multisectorielles
pour garantir la prise en compte des besoins des rescapés de l’explosion de mines
antipersonnel, en particulier les enfants, leur famille et leur communauté, et promouvoir et
protéger les droits humains de ces personnes grâce à des cadres stratégiques et juridiques
nationaux relatifs au handicap, à la santé, y compris la santé mentale et le soutien
psychosocial, à l’éducation, à l’emploi, au développement et à la réduction de la pauvreté, eu
égard en particulier aux dispositions applicables de la Convention relative aux droits des
personnes handicapées ;
4.
Engage les États, les organisations internationales, la société civile et les autres
parties prenantes à collaborer étroitement à la mise en commun des connaissances, des
informations pertinentes, des ressources et des meilleures pratiques concernant le déminage et
l’aide aux victimes, en veillant tout particulièrement à ce que les rescapés reçoivent les soins
médicaux dont ils ont besoin et bénéficient de services de réadaptation et de possibilités de
réinsertion sociale et d’intégration pleine et entière dans la société, dans des conditions d’égalité ;
5.
Souligne l’importance que revêtent la sensibilisation aux dangers des mines
antipersonnel et la diffusion d’informations sur ces dangers, en particulier dans les régions
affectées par les mines, et demande que la sensibilisation aux dangers des mines soit intégrée
dans les programmes plus larges d’information et de sensibilisation de la population ;
6.
Invite tous les États à redoubler d’efforts pour faire cesser les souffrances et
les pertes en vies humaines causées par les mines antipersonnel, notamment en envisageant
sérieusement d’adhérer à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel ;
7.
Prie le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme d’établir
un rapport, en consultation avec les États, les organisations internationales, la société civile
et les autres parties prenantes, comprenant une analyse globale et inclusive de l’effet des
mines antipersonnel sur la jouissance de tous les droits de l’homme, en particulier les droits
économiques, sociaux et culturels, et de lui présenter ce rapport à sa soixante-deuxième
session, après quoi se tiendra un dialogue ;
8.
Décide de rester saisi de la question.
58e séance
4 avril 2025
[Adoptée sans vote.]
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GE.25-05453