A/HRC/42/59
I. Introduction
1.
Le Groupe de travail d’experts sur les personnes d’ascendance africaine a tenu ses
vingt-troisième et vingt-quatrième sessions à l’Office des Nations Unies à Genève,
respectivement du 3 au 7 décembre 2018 et du 25 au 29 mars 2019. Le présent rapport est
soumis en application des résolutions 9/14, 18/28, 27/25 et 36/23 du Conseil des droits de
l’homme, dans lesquelles le Conseil a demandé au Groupe de travail de lui soumettre un
rapport annuel sur l’ensemble des activités menées dans le cadre de son mandat. Le rapport
met principalement l’accent sur les discussions qui ont eu lieu à la vingt-quatrième session
du Groupe de travail.
2.
Ont participé à la vingt-quatrième session du Groupe de travail des représentants
d’États Membres, d’organisations internationales, d’organisations régionales et
d’organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que des experts invités (voir annexe).
II. Organisation des travaux de la vingt-quatrième session
A.
Ouverture de la session
3.
Dans sa déclaration liminaire, la Directrice de la Division des activités thématiques,
des procédures spéciales et du droit au développement du Haut-Commissariat des Nations
Unies aux droits de l’homme (HCDH) a salué le caractère opportun de la discussion sur la
question des données au service de la justice raciale, qui montrait l’importance des données
pour l’élaboration de politiques générales et de mesures de lutte contre les inégalités et la
discrimination. Une approche des données et des statistiques fondée sur les droits de
l’homme − c’est-à-dire une approche décelant les formes multiples et croisées de
discrimination à l’égard d’un groupe particulier de personnes sur la base de données
ventilées − pouvait servir de fondement aux décisions visant à améliorer les conditions de
vie. Les difficultés rencontrées pour recueillir des données sur les groupes marginalisés,
comme les personnes d’ascendance africaine, étaient encore plus importantes lorsque ces
groupes étaient juridiquement invisibles, soit parce que leur existence n’était pas reconnue,
soit parce que, dans certains pays, la collecte de données à leur sujet était interdite par l’État.
4.
La Directrice a encouragé le Groupe de travail à continuer de nouer des liens avec
les institutions de financement et de développement pour agir en faveur de l’inclusion des
personnes d’ascendance africaine, et a pris note des efforts menés par le Groupe de travail
pour établir des directives opérationnelles sur l’inclusion des personnes d’ascendance
africaine dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; ces directives
constitueraient un outil utile et permettraient de montrer l’importance des données pour
assurer le développement de groupes de population tels que les personnes d’ascendance
africaine. Elle a réaffirmé que la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de
l’homme, en sa qualité de coordonnatrice de la Décennie internationale, était attachée à
faire avancer les droits des personnes d’ascendance africaine.
B.
Élection du Président-Rapporteur
5.
Ahmed Reid a été élu Président-Rapporteur du Groupe de travail. Dominique Day a
été élue Vice-Présidente.
6.
Le Président-Rapporteur sortant, Michal Balcerzak, a souhaité la bienvenue à
Mme Day en sa qualité de nouveau membre du Groupe de travail et a remercié les autres
membres pour leur contribution. Il a reconnu les réalisations du Groupe de travail, comme
en témoignait le fait que les États appliquaient ses recommandations sur la question de la
discrimination raciale à l’encontre des personnes d’ascendance africaine, mais aussi la
nécessité de poursuivre les efforts engagés afin d’encourager davantage d’États à en faire
de même.
GE.19-13932
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