A/HRC/42/59
20.
Au cours de la période considérée et conformément à son mandat, le Groupe de
travail avait adressé 10 communications concernant des allégations de violations des droits
de l’homme au Brésil, à la Colombie, à l’Équateur, au Japon, aux Pays-Bas, à l’Italie et à
d’autres acteurs. Les communications envoyées et les réponses reçues avaient été incluses
dans les rapports conjoints sur les communications des titulaires de mandat au titre des
procédures spéciales présentés au Conseil (A/HRC/42/65, A/HRC/41/56 et A/HRC/40/79).
Le Groupe de travail a exhorté les États à s’attaquer sérieusement aux violations des droits
de l’homme dont étaient victimes les personnes d’ascendance africaine et à prendre des
mesures concrètes pour mettre un terme à l’impunité et au racisme structurel. Le 1 er avril, le
Groupe de travail et la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de
discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée avaient
également écrit à la Commission du droit international pour lui faire part de leurs
observations concernant le projet d’articles sur les crimes contre l’humanité qui était alors
en cours d’examen par la Commission2.
21.
Au cours de la période considérée, le Groupe de travail s’était adressé aux médias à
plusieurs reprises. Le 12 novembre 2018, il s’était dit préoccupé par les préjugés raciaux
dans le système néerlandais de protection de l’enfance. Le 21 novembre 2018, il s’était
associé à plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales pour publier une
déclaration faisant part de leurs préoccupations face aux modifications apportées à la
législation et à la menace pesant sur les droits des migrants en Italie. Le 14 mars 2019, le
Groupe de travail avait déclaré que la lutte contre le problème mondial de la drogue devait
tenir compte des conséquences injustes qu’elle avait pour les personnes d’ascendance
africaine. Ce même jour, le Groupe de travail s’était associé à plusieurs titulaires de mandat
pour demander au Brésil de faire en sorte que justice soit rendue à la défenseuse des droits
Marielle Franco, qui avait été assassinée le 14 mars 2018. Le 21 mars, à l’occasion de la
Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le Groupe de travail
et la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination
raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée avaient publié une déclaration
commune exhortant les États à prendre des mesures contre le populisme nationaliste et les
idéologies suprématistes.
22.
Le Groupe de travail avait continué de nouer des liens plus étroits avec les
institutions internationales, les organismes de développement et les institutions spécialisées
du système des Nations Unies, afin de promouvoir les droits fondamentaux des personnes
d’ascendance africaine. Il avait également poursuivi ses travaux sur un projet de directives
opérationnelles concernant l’inclusion des personnes d’ascendance africaine dans le
Programme 2030, afin de tester sur le terrain les directives en collaborant avec les autorités
et partenaires nationaux et de contribuer à l’élaboration de programmes en faveur des
personnes d’ascendance africaine. À cet égard, le 1er novembre 2018, le Groupe de travail
s’était aussi entretenu avec des fonctionnaires de la Division de statistique de l’ONU des
cadres méthodologiques et des principes directeurs applicables aux recensements et à la
collecte et la diffusion des données, ainsi que de l’assistance technique aux États Membres.
23.
Le Président a ensuite donné la parole aux États Membres. Les représentants du
Brésil, de l’Égypte, de Trinité-et-Tobago et du Venezuela (République bolivarienne du) se
sont déclarés satisfaits de la participation de leurs pays respectifs à la session du Groupe
de travail.
IV. Résumé des débats
Analyse thématique
24.
Le Groupe de travail a consacré sa vingt-quatrième session, organisée sous la forme
de six réunions-débats, à la question des données au service de la justice raciale. La session
a été axée sur les stéréotypes raciaux négatifs, la cartographie des données par le Groupe de
2
6
Voir www.ohchr.org/Documents/Issues/Racism/WGEAPD/CommentsDraftArticlesCrimesAgainst
Humanity.pdf.
GE.19-13932