A/RES/78/203
Le droit au développement
participer à la mondialisation et que nombre d’entre eux risquent d’être marginalisés
et privés de ses avantages ;
30. Se déclare profondément préoccupée, dans ce contexte, par les
conséquences pour l’exercice du droit au développement de l’aggravation de la
situation économique et sociale, en particulier dans les pays en développement, du
fait des conséquences des crises énergétique, alimentaire et financière internationales,
ainsi que par les difficultés croissantes liées aux changements climatiques à l’échelle
de la planète et à l’appauvrissement de la diversité biologique, qui ont aggravé les
vulnérabilités et les inégalités et mis en péril les acquis en matière de développement,
notamment dans les pays en développement ;
31. Encourage les États Membres à accorder une attention particulière au droit
au développement dans le cadre de l’exécution du Programme de développement
durable à l’horizon 2030 et souligne que ce programme favorise le respect de tous les
droits humains, notamment du droit au développement ;
32. Rappelle l’engagement qui a été pris, dans la Déclaration du Millénaire,
de réduire de moitié, à l’horizon 2015, le nombre de personnes vivant dans la
pauvreté, constate avec préoccupation que certains pays en développement n’ont pas
atteint les objectifs du Millénaire pour le développement et, à cet égard, engage les
États Membres et la communauté internationale à prendre des mesures énergiques
visant à créer un environnement propice à l’exécution du Programme de
développement durable à l’horizon 2030, et en particulier à renforcer la coopération
internationale, y compris les partenariats et les autres engagements conclus entre les
pays développés et les pays en développement en vue d’atteindre les objectifs de
développement durable ;
33. Prie instamment les pays développés qui n’ont pas encore affecté
0,7 pour cent de leur produit national brut à l’aide publique au développement en
faveur des pays en développement et de 0,15 pour cent à 0,2 pour cent de leur produit
national brut à l’aide destinée aux pays les moins avancés de s’employer
concrètement à atteindre ces objectifs, et encourage les pays en développement à tirer
parti des progrès accomplis pour ce qui est d’utiliser efficacement l’aide publique au
développement au service de leurs buts et objectifs en la matière ;
34. Estime qu’il faut se pencher sur la question de l’accès des pays en
développement aux marchés, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des
services et des produits non agricoles, en particulier ceux qui intéressent ces pay s ;
35. Demande de nouveau que le commerce soit véritablement libéralisé, et ce,
à un rythme adéquat, notamment dans les domaines où des négociations sont en cours
dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, que soient respectés les
engagements pris quant aux problèmes et difficultés liés à la mise en œuvre, que les
dispositions établissant un traitement spécial et différencié soient réexaminées dans
l’objectif de les renforcer et de les rendre plus précises, efficaces et opérationnelles,
que soient évitées de nouvelles formes de protectionnisme et que les pays en
développement bénéficient d’un renforcement de leurs capacités et reçoivent une
assistance technique, autant de facteurs qui jouent un rôle important dans la
concrétisation du droit au développement ;
36. Convient de l’importance du lien qui existe entre les questions
économiques, commerciales et financières internationales et l’exercice du droit au
développement, insiste à cet égard sur la nécessité d’instaurer une bonne
gouvernance, d’élargir la participation à la prise de décisions au niveau international
en ce qui concerne les questions intéressant le développement, de combler les lacunes
organisationnelles et de renforcer le système des Nations Unies et d’autres institutions
multilatérales, et souligne qu’il faut élargir et renforcer la participation des pays en
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