A/RES/60/188 consacrée au financement du développement, tenue dans le cadre de la Réunion plénière de haut niveau de l’Assemblée générale le 14 septembre 2005, Ayant examiné le résumé, présenté par le Président de l’Assemblée générale, du Dialogue de haut niveau sur le financement du développement 6, Réaffirmant l’engagement envers le partenariat mondial pour le développement envisagé dans la Déclaration du Millénaire 7, le Consensus de Monterrey issu de la Conférence internationale sur le financement du développement 8, le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial pour le développement durable (« Plan de mise en œuvre de Johannesburg ») 9 et le Document final du Sommet mondial de 2005, Réaffirmant également que chaque pays est responsable au premier chef de son propre développement et que l’on ne saurait exagérer le rôle des politiques et des stratégies nationales de développement dans la réalisation du développement durable, et reconnaissant que les efforts fournis par les pays devraient être complétés par des politiques, mesures et programmes d’appui mondiaux tendant à offrir aux pays en développement de meilleures chances de développement sans méconnaître la situation de chaque pays ni les prérogatives, les stratégies et la souveraineté nationales, Prenant note des contributions, des discussions et des activités qui sont actuellement recensées sur le plan international, par exemple l’initiative Action contre la faim et la pauvreté, et qui visent à trouver et à mettre en œuvre des mécanismes supplémentaires et novateurs de financement du développement, de toute origine, publique ou privée, nationale ou extérieure, afin d’accroître et de compléter les sources traditionnelles de financement, dans le cadre du suivi de la Conférence internationale sur le financement du développement, tout en sachant que certaines de ces ressources et leur utilisation relèvent de la souveraineté nationale, Soulignant que, du fait de l’interdépendance croissante des économies nationales à l’ère de la mondialisation et de la réglementation en cours des relations économiques internationales, la marge de manœuvre des politiques économiques nationales – c’est-à-dire le domaine réservé des politiques intérieures, tout particulièrement en matière de commerce, d’investissement et de développement industriel – est désormais souvent circonscrite par un faisceau de règles et d’engagements internationaux et par les impératifs du marché mondial ; que c’est à chaque État qu’il appartient de concilier les avantages découlant de l’acceptation de règles et d’engagements internationaux et les inconvénients résultant de la réduction concomitante de sa marge de manœuvre ; et qu’il est particulièrement important pour les pays en développement, eu égard à leurs buts et objectifs en matière de développement, que tous les pays tiennent compte de la nécessité de procéder à cet arbitrage entre marge de manœuvre nationale et règles et engagements internationaux, _______________ 6 A/60/219. Voir résolution 55/2. 8 Rapport de la Conférence internationale sur le financement du développement, Monterrey (Mexique), 18-22 mars 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.02.II.A.7), chap. I, résolution 1, annexe. 9 Rapport du Sommet mondial pour le développement durable, Johannesburg (Afrique du Sud), 26 août-4 septembre 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.03.II.A.1), chap. I, résolution 2, annexe. 7 2

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