A/RES/59/133
l’Organisation des Nations Unies, au moment où celle-ci s’efforce d’achever son
œuvre de décolonisation,
Rappelant qu’en novembre 2003, la Nouvelle-Zélande et les Tokélaou ont
signé un document intitulé « Déclaration conjointe concernant les principes de
partenariat », qui énonce par écrit, pour la première fois, les droits et obligations des
deux pays partenaires,
Rappelant également la décision qu’a prise le Fono général quand il s’est réuni
en novembre 2003, à la suite de consultations approfondies menées dans les trois
villages, d’examiner officiellement avec la Nouvelle-Zélande l’option de
l’autonomie en libre association,
Note que les Tokélaou demeurent fermement attachées à l’acquisition de
1.
leur autonomie et à la promulgation d’un acte d’autodétermination qui les doterait
d’un statut conforme aux options concernant le statut futur des territoires non
autonomes énumérées dans le texte du principe VI de l’annexe à sa résolution
1541 (XV) du 15 décembre 1960 ;
2.
Se félicite des progrès considérables accomplis au cours de l’année
écoulée en ce qui concerne le transfert de compétences aux trois taupulega (conseils
villageois), et en particulier du fait que les pouvoirs de l’Administrateur ont été
transférés à ces trois taupulega à compter du 1er juillet 2004 et que, depuis cette
date, chaque taupulega est seul responsable de la gestion de tous ses services
publics ;
3.
Note en particulier la décision qu’a prise le Fono général en novembre
2003, à l’issue de consultations approfondies dans les trois villages et d’une réunion
du Comité constitutionnel spécial des Tokélaou, d’examiner officiellement avec la
Nouvelle-Zélande l’option de l’autonomie en libre association, ainsi que les
pourparlers engagés par les Tokélaou et la Nouvelle-Zélande suite à cette décision ;
4.
Note que le Fono général a fait siennes une série de recommandations
issues du séminaire que le Comité constitutionnel spécial a organisé aux Tokélaou
en octobre 2003 avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le
développement, concernant la Constitution des Tokélaou, le rôle et le
fonctionnement du Fono général, le système judiciaire et les conventions
internationales relatives aux droits de l’homme ;
5.
Constate que les Tokélaou ont pris l’initiative d’élaborer un plan
stratégique de développement économique pour la période 2002-2004 qui doit leur
permettre de renforcer leurs capacités d’auto-administration ;
6.
Prend note de l’assistance que la Nouvelle-Zélande continue de fournir
pour favoriser l’administration autonome des Tokélaou, ainsi que de la coopération
du Programme des Nations Unies pour le développement ;
7.
Considère qu’il faut continuer de rassurer les Tokélaou, compte tenu des
aménagements culturels qui vont de pair avec le renforcement des capacités d’autoadministration et que, comme les ressources locales ne sont pas suffisantes pour
faire face aux aspects matériels de l’autodétermination, les partenaires extérieurs
des Tokélaou doivent les aider à concilier au mieux leur volonté d’autosuffisance et
leur besoin d’aide extérieure ;
8.
Se félicite de la création d’un fonds d’affectation spéciale destiné à
appuyer financièrement le développement des Tokélaou et exhorte tous les États
Membres, ainsi que les organismes internationaux et régionaux, à alimenter le Fonds
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