A/RES/67/16
déployés en ce sens par le Gouvernement, notamment la publication du décret
présidentiel de juillet 2012, et se félicite que la communauté internationale continue
de soutenir les objectifs de l’Afghanistan en matière de gouvernance, tout en notant
avec une profonde préoccupation les effets de la corruption sur la sécurité, la bonne
gouvernance, la lutte contre l’industrie de la drogue, et le développement
économique ;
46. Accueille avec satisfaction les principes pour un partenariat efficace
énoncés dans le communiqué de la Conférence de Kaboul et la Déclaration de
Tokyo, et demande dans ce contexte que soient pleinement mis en œuvre les
engagements pris d’aligner l’assistance financière internationale sur les priorités
nationales et de l’acheminer par le biais du budget de l’État, comme prévu dans le
Cadre de responsabilité mutuelle de Tokyo ;
47. Accueille également avec satisfaction la politique de gouvernance
infranationale, souligne qu’il importe d’accroître la visibilité, la responsabilité et la
capacité des institutions et des acteurs au niveau infranational en vue de réduire
l’espace politique que peuvent occuper les insurgés, souligne qu’il importe que le
processus de Kaboul s’accompagne de la mise en œuvre de programmes nationaux
au niveau infranational, encourage le renforcement des capacités et du pouvoir des
institutions locales de façon progressive et financièrement viable, et demande que
davantage de ressources soient allouées de manière prévisible et régulière aux
autorités provinciales et notamment que la Mission et la communauté internationale
continuent de prêter leur concours qui est essentiel en la matière ;
48. Exhorte le Gouvernement afghan à régler, avec l’aide de la communauté
internationale, les litiges fonciers à la faveur d’un vaste programme de délivrance de
titres de propriété, prévoyant notamment l’enregistrement officiel de tous les biens
et offrant une plus grande sécurité en matière de droits de propriété, notamment aux
femmes, et se félicite des mesures qu’il a déjà prises à cet égard ;
D.
Droits de l’homme
49. Rappelle que la Constitution afghane garantit le respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales de tous les Afghans, ce qui constitue une
avancée politique majeure, demande que ces droits et libertés soient pleinement
respectés pour tous, sans discrimination d’aucune sorte, et souligne que les
dispositions de la Constitution relatives aux droits de l’homme doivent être
appliquées à la lettre, conformément aux obligations qu’impose le droit international
applicable, en particulier celles qui garantissent aux femmes et aux enfants le plein
exercice de leurs droits fondamentaux ;
50. Salue et encourage les efforts faits par le Gouvernement afghan pour
promouvoir le respect des droits de l’homme, se déclare préoccupée par les
répercussions négatives des actes de violence et de terrorisme, y compris contre les
membres de minorités ethniques et religieuses, des Taliban, d’Al-Qaida et d’autres
groupes extrémistes et violents, groupes armés illégaux et criminels, sur l’exercice
des droits de l’homme et sur la capacité du Gouvernement afghan de garantir les
droits de l’homme et les libertés fondamentales de tous les Afghans, note avec
préoccupation les informations faisant état de violations des droits de l’homme et du
droit international humanitaire, y compris d’atteintes commises contre des femmes
et des enfants, notamment des filles, souligne qu’il faut promouvoir plus avant la
tolérance et la liberté religieuse que garantit la Constitution afghane et également
enquêter sur les allégations de violations récentes ou passées, et fait valoir qu’il
importe d’aider à offrir aux victimes des voies de recours utiles et effectives et de
12