A/RES/73/150
Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique
d’intervention en situation d’urgence et des capacités de coordination des activités
humanitaires ;
28. Réaffirme le droit au retour, conformément au droit international, et le
principe du rapatriement librement consenti, demande instamment aux pays d ’origine
et d’asile de créer des conditions propices au rapatriement librement consenti et
estime, tout en considérant que celui-ci demeure la meilleure des solutions, que
l’intégration sur place et la réinstallation dans un pays tiers sont également, lorsque
les circonstances s’y prêtent et le justifient, des solutions viables pour remédier à la
situation des réfugiés africains qui ne peuvent retourner dans leur pays d ’origine en
raison de la situation qui y règne ;
29. Réaffirme que le rapatriement librement consenti ne devrait pas forcément
être subordonné au règlement des problèmes politiques dans le pays d ’origine, afin
de ne pas entraver l’exercice du droit des réfugiés au retour, estime qu’il ne peut
normalement y avoir rapatriement librement consenti et réintégration que si la
situation dans le pays d’origine s’y prête, en particulier si ce rapatriement peut
s’effectuer dans de bonnes conditions de sécurité et dans la dignité, et exhorte le Haut Commissaire à favoriser les retours durables grâce à des solutions viables, en
particulier pour les réfugiés de longue date ;
30. Demande à la communauté internationale des donateurs d’apporter une
aide financière et matérielle permettant d’exécuter des programmes de
développement locaux qui servent les intérêts à la fois des réfugiés e t des
communautés d’accueil, selon qu’il conviendra, en accord avec les pays d’accueil et
en conformité avec les objectifs humanitaires ;
31. Demande instamment à la communauté internationale de répondre
favorablement, dans un esprit de solidarité et de partage des charges et des
responsabilités, aux besoins des réfugiés africains se réinstallant dans un pays tiers,
note à cet égard qu’il importe de recourir à la réinstallation à bon escient, dans le
cadre de réponses globales adaptées à telle ou telle situation et, à cette fin, engage les
États, le Haut-Commissariat et les partenaires intéressés à exploiter au maximum,
lorsque les circonstances s’y prêtent et le justifient, les possibilités offertes par le
Cadre multilatéral d’accords sur la réinstallation ;
32. Se dit vivement préoccupée par la réduction du budget alloué à l’aide
humanitaire aux réfugiés et aux déplacés en Afrique, qui devrait se poursuivre en
2018 et 2019 alors que le nombre des réfugiés n’a pas sensiblement diminué ;
33. Demande à la communauté internationale des donateurs d’apporter son
aide financière et matérielle à l’exécution des programmes visant à remettre en état
l’environnement et les infrastructures mis à mal du fait de la présence de réfugiés
dans les pays d’asile ou de déplacés, en tant que de besoin ;
34. Demande instamment à la communauté internationale de continuer, dans
un esprit de solidarité internationale et de partage des charges, à financer
généreusement les programmes mis en œuvre par le Haut-Commissariat et d’autres
organisations humanitaires compétentes en faveur des réfugiés et, compte tenu du fait
que les besoins de l’Afrique en la matière ont considérablement augmenté, notamment
par suite des possibilités de rapatriement, de faire en sorte que ce continent reço ive
une part juste et équitable des ressources destinées aux réfugiés ;
35. Encourage le Haut-Commissariat et les États intéressés à déterminer celles
des situations de réfugiés prolongées qui pourraient trouver une issue grâce à des
formules multilatérales, globales et pratiques spécialement conçues, consistant
notamment à mieux partager les charges et les responsabilités entre les États et à
mettre en place des solutions durables, dans un cadre multilatéral, et rappelle que ces
solutions sont le rapatriement librement consenti et, lorsque les circonstances s’y
prêtent et le justifient, l’intégration sur place et la réinstallation dans un pays tiers,
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