A/HRC/RES/57/37
6.
Prend note avec satisfaction des travaux menés à ce jour par la Commission
nationale d’enquête malgré les difficultés qu’elle a rencontrées et se félicite des progrès
qu’elle a accomplis, tels que les visites régulières sur le terrain effectuées dans tout le Yémen,
les consultations tenues avec des groupes de la société civile et l’amélioration de la
communication d’informations sur les différents types de violations des droits de l’homme
et d’atteintes à ces droits ainsi que de violations du droit international humanitaire commises
par toutes les parties au conflit ;
7.
Demande à toutes les parties de renouveler l’accord de trêve et d’en appliquer
immédiatement toutes les dispositions, appelle à la levée du siège imposé par les houthistes
à la ville de Taëz et demande à toutes les parties d’appliquer immédiatement l’Accord de
Stockholm afin d’entamer des négociations visant à parvenir à une solution politique globale
et inclusive à la crise actuelle au Yémen et de respecter les engagements annoncés le
23 décembre 2023 ;
8.
Se déclare profondément préoccupé par les graves violations du droit
international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et atteintes à ces
droits qui sont commises au Yémen par toutes les parties au conflit, notamment celles qui
concernent des violences sexuelles et fondées sur le genre, la poursuite de l’enrôlement
d’enfants, en violation des traités internationaux, l’enlèvement de militants politiques,
des violations des droits de l’homme commises contre des journalistes et des meurtres de civils ;
9.
Demande aux houthistes de lever les obstacles qui empêchent l’accès des
secours et de l’aide humanitaire, de libérer immédiatement et sans condition l’ensemble des
membres du personnel des Nations Unies, des travailleurs humanitaires et des membres du
personnel d’organisations non gouvernementales nationales et internationales et de missions
diplomatiques détenus et de mettre fin à la violence et à la discrimination à l’égard des
femmes ainsi qu’aux attaques fondées sur la religion ou les croyances ;
10.
Demande à toutes les parties au conflit au Yémen de respecter les obligations
que leur font le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire,
de mettre immédiatement fin aux attaques contre les civils, notamment ceux qui acheminent
des fournitures médicales, et les travailleurs humanitaires, et d’assurer l’accès rapide, sans
entrave et en toute sécurité de l’aide humanitaire aux populations touchées dans l’ensemble
du pays ;
11.
Se déclare profondément préoccupé par toutes les attaques menées contre des
biens de caractère civil, en violation du droit international humanitaire, rappelle l’obligation
qu’ont toutes les parties au conflit de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter
que des dommages soient causés aux civils et aux biens de caractère civil, tels que les écoles,
les marchés et les établissements médicaux, et, à tout le moins, pour réduire ces dommages
au minimum, ainsi que l’interdiction d’attaquer ou de détruire des infrastructures et des biens
indispensables à la survie de la population civile, notamment les installations hydrauliques,
les approvisionnements et les vivres, et condamne fermement le tir de missiles balistiques et
autres visant le territoire de pays voisins, qui font peser une lourde menace sur la paix et la
stabilité régionales, ainsi que sur la sécurité du commerce international dans les couloirs de
navigation de la mer Rouge ;
12.
Exhorte le Gouvernement yéménite à prendre des mesures pour protéger les
civils et à prendre les mesures voulues pour mettre fin à l’impunité de toutes les violations
des droits de l’homme et atteintes à ces droits et de toutes les violations du droit international
humanitaire, à la violence à l’égard de journalistes et à la détention de journalistes et de
militants politiques ;
13.
Demande à toutes les parties au conflit au Yémen d’appliquer pleinement la
résolution 2216 (2015) du Conseil de sécurité, du 14 avril 2015, ce qui contribuera à
améliorer la situation des droits de l’homme, et engage toutes les parties au conflit à parvenir
à un accord global pour mettre fin au conflit, en veillant à la participation pleine et effective
des femmes au processus politique et à l’instauration de la paix ;
GE.24-18716
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