A/RES/58/222
de développement des pays en développement ; que, à cette fin, la communauté
internationale devrait prendre toutes les mesures nécessaires et appropriées,
notamment en veillant à appuyer les réformes structurelles et macroéconomiques, à
apporter une solution d’ensemble au problème de la dette extérieure et à élargir
l’accès des pays en développement aux marchés ; que les efforts visant à réformer
l’architecture financière internationale doivent être soutenus et assortis d’une
transparence accrue et de la participation effective des pays en développement aux
processus de prise de décisions ; et qu’un système commercial multilatéral
universel, fondé sur la règle de droit, ouvert, non discriminatoire et équitable,
assorti à une libéralisation significative des échanges commerciaux, est susceptible
de stimuler notablement le développement dans le monde entier, bénéficiant ainsi
aux pays à tous les stades de développement ;
7.
Réaffirme également que la bonne gouvernance au niveau national est
indispensable à l’élimination de la pauvreté et au développement durable ; que des
politiques économiques rationnelles, des institutions démocratiques solides adaptées
aux besoins de la population et l’amélioration de l’infrastructure sont le fondement
d’une croissance économique soutenue, de l’élimination de la pauvreté et de la
création d’emplois ; et que la liberté, la paix et la sécurité, la stabilité interne, le
respect des droits de l’homme, y compris le droit au développement, ainsi que la
règle de droit, l’égalité entre les sexes, l’application de politiques fondées sur le
marché et un engagement global en faveur de sociétés justes et démocratiques sont
également des éléments essentiels et qui se renforcent mutuellement ;
8.
A conscience du rôle majeur que peut jouer le commerce en tant que
moteur de croissance et de développement et en ce qui concerne l’élimination de la
pauvreté, et regrette que la cinquième Conférence ministérielle de l’Organisation
mondiale du commerce, tenue à Cancún (Mexique) du 10 au 14 septembre 2003, ne
soit pas parvenue à produire un accord 7, et demande la reprise des négociations et
l’exécution du Programme de travail de Doha, adopté lors de la quatrième
Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, tenue à Doha du
9 au 14 novembre 2001 8 ;
9.
Considère qu’il appartient à tous les gouvernements d’adopter des
politiques visant à prévenir les pratiques de corruption aux niveaux national et
international et à lutter contre de telles pratiques, et se félicite à cet égard de
l’adoption de la Convention des Nations Unies contre la corruption9 ;
10. Souligne que, conjuguée à des politiques internes cohérentes et
homogènes, la coopération internationale est un moyen décisif de compléter et
soutenir les efforts que font les pays en développement afin d’utiliser leurs propres
ressources pour le développement et l’élimination de la pauvreté et d’assurer qu’ils
seront capables d’atteindre les objectifs de développement consignés dans la
Déclaration du Millénaire ;
11. Réaffirme qu’il faudra une augmentation substantielle de l’aide publique
au développement et autres ressources pour que les pays en développement, en
particulier les moins avancés, atteignent les objectifs internationalement convenus
en matière de développement, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du
_______________
7
Voir A/58/15 (Partie V), sect. II.B. Pour le texte définitif, voir Documents officiels de l’Assemblée
générale, cinquante-huitième session, Supplément no 15.
8
Voir A/C.2/56/7, annexe.
9
Résolution 58/4, annexe.
3
Seleccionar párrafo de destino3
Conectar a un párrafo
Connect to an entity
Disable highlights
Añadir a la tabla de contenidos