A/RES/58/240
Considérant que les institutions internationales compétentes ont un rôle
important à jouer dans les affaires maritimes, dans l’application de la Convention et
dans la promotion de la mise en valeur durable des mers et océans,
Rappelant que la coopération et la coordination internationales concourent
décisivement à promouvoir la gestion intégrée et la mise en valeur durable des mers
et des océans, et rappelant également que la coopération et la coordination
internationales sur le plan bilatéral, et le cas échéant à l’échelon sous-régional,
interrégional, régional ou mondial, ont pour vocation de soutenir et compléter les
efforts déployés au niveau national par tous les États, notamment les États côtiers,
pour promouvoir l’application et le respect de la Convention ainsi que la gestion
intégrée et la mise en valeur durable des zones côtières et marines,
Soulignant une fois de plus la nécessité fondamentale de renforcer les
capacités qui permettront à tous les États, notamment aux pays en développement et
en particulier aux pays les moins avancés, aux petits États insulaires en
développement et aux États côtiers d’Afrique, d’appliquer la Convention et de tirer
profit de la mise en valeur durable des mers et des océans,
Insistant sur la nécessité fondamentale de renforcer les capacités qui
permettront à tous les États, notamment aux pays en développement et en particulier
aux pays les moins avancés et aux petits États insulaires en développement de
participer pleinement aux instances et mécanismes mondiaux et régionaux qui
s’occupent des questions relatives aux océans et au droit de la mer,
Soulignant qu’il faut renforcer la capacité des organisations internationales
compétentes de contribuer, aux niveaux mondial, régional, sous-régional et bilatéral,
notamment grâce à des programmes de coopération avec les gouvernements, à
l’amélioration des capacités nationales et locales dans les domaines des sciences
marines et de la gestion durable des océans et de leurs ressources,
Rappelant les recommandations du Sommet mondial pour le développement
durable tendant, notamment, à la mise en place d’ici à 2004, dans le cadre de
l’Organisation des Nations Unies, d’un mécanisme de notification et d’évaluation à
l’échelle mondiale de l’état, présent et prévisible, du milieu marin, y compris les
aspects socioéconomiques, en se fondant sur les évaluations régionales existantes3,
ainsi que la décision prise par l’Assemblée générale dans sa résolution 57/141 de
mettre ce mécanisme en place d’ici à 2004,
Se déclarant de nouveau vivement préoccupée par la situation de nombreux
fonds de pêche de par le monde, du fait notamment de la surcapacité, de la
surexploitation et de la pêche illégale, non réglementée et clandestine ainsi que de la
pollution qui sévit dans de nombreuses régions,
Réitérant la préoccupation que lui inspirent les incidences néfastes sur le
milieu marin, en particulier les écosystèmes marins vulnérables, y compris les récifs
coralliens, des activités de l’homme telles que la surexploitation des ressources
biologiques marines, les pratiques de pêche destructrices, l’impact physique des
navires, les invasions d’espèces allogènes ainsi que de la pollution du milieu marin,
quelle qu’en soit l’origine, notamment tellurique et du fait des navires, causée en
particulier par les rejets illicites d’hydrocarbures et autres substances nocives et par
_______________
3
Rapport du Sommet mondial pour le développement durable, Johannesburg (Afrique du Sud),
26 août-4 septembre 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.03.II.A.1), chap. 1,
résolution 2, annexe, par. 36, al. b.
2
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