A/RES/56/131 Soulignant qu’il est impératif de disposer d’un large éventail d’informations objectives et détaillées, en créant, si possible, une base de données pour la recherche et l’analyse, et de procéder à un vaste échange des données d’expérience et des enseignements acquis par les différents États Membres et la société civile dans la formulation de politiques et de stratégies concrètes pour lutter contre la violence à l’égard des travailleuses migrantes, Encourageant la société civile à continuer de participer à l’élaboration et à l’application de mesures appropriées visant à favoriser la mise en place de partenariats novateurs entre organismes publics, organisations non gouvernementales et autres éléments de la société civile pour combattre la violence à l’égard des travailleuses migrantes, Notant qu’un grand nombre de femmes originaires de pays en développement et de certains pays en transition, poussées par la pauvreté, le chômage et autres problèmes socioéconomiques, continuent d’aller tenter leur chance dans des pays mieux nantis pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, et consciente du devoir qu’ont les États d’origine de s’efforcer d’instaurer les conditions voulues pour fournir des emplois à leurs ressortissants et assurer leur sécurité économique, Se déclarant profondément préoccupée par la persistance des informations selon lesquelles les travailleuses migrantes font l’objet de sévices et actes de violence graves, Ayant conscience que bon nombre de travailleuses migrantes réussissent à se déplacer en obtenant de faux papiers et une documentation irrégulière et en contractant des mariages fictifs qui les aident à émigrer, que le recours à ces moyens peut être facilité notamment par l’Internet, et que ces travailleuses sont plus exposées aux abus et à l’exploitation, Consciente des avantages économiques que les pays d’origine et les pays d’accueil retirent de l’emploi de travailleuses migrantes, Considérant l’importance de la concertation et de la collaboration bilatérales, régionales, interrégionales et internationales dans les méthodes et stratégies de protection et de promotion des droits et du bien-être des travailleuses migrantes, Considérant qu’il importe d’étudier le lien existant entre les migrations et la traite, Encouragée par les mesures qu’ont prises certains pays d’accueil pour améliorer le sort des travailleuses migrantes résidant sur le territoire soumis à leur juridiction, Soulignant l’importance du rôle que les organes compétents des Nations Unies créés en vertu d’instruments internationaux jouent dans le suivi de la mise en œuvre des conventions relatives aux droits de l’homme et l’application des procédures spéciales ainsi que de la contribution qu’ils apportent, dans le cadre de leurs mandats respectifs, à la lutte contre la violence à l’égard des travailleuses migrantes ainsi qu’à la protection et à la promotion de leurs droits et de leur bien-être, 1. Prend acte du rapport du Secrétaire général 6 ; 2. Prend acte également des rapports du Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’étudier la question des droits de _______________ 6 2 A/56/329.

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