A/RES/60/128
16. Demande au Haut Commissariat, à l’Union africaine, aux organisations
sous-régionales et à tous les États africains, agissant en collaboration avec les
organismes des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non
gouvernementales et la communauté internationale, de renforcer et revitaliser les
partenariats existants et d’en nouer de nouveaux pour soutenir le régime international
de protection des réfugiés, prend note avec intérêt des résultats de l’examen des
interventions humanitaires 9 , accueille avec satisfaction les propositions que le
Secrétaire général et l’Assemblée générale ont formulées pour renforcer le système
humanitaire des Nations Unies, et prend note des délibérations tenues par le Comité
permanent interorganisations afin de donner suite à l’examen des interventions
humanitaires et à rendre plus cohérentes les interventions en cas de situation
d’urgence humanitaires ;
17. Demande au Haut Commissariat, à la communauté internationale et aux
autres entités intéressées d’intensifier leur appui aux pays africains par des activités
propres à renforcer leurs capacités, notamment la formation des cadres dont ils ont
besoin, la diffusion d’informations sur les instruments et principes applicables aux
réfugiés, la fourniture de services financiers, techniques et consultatifs pour
accélérer l’adoption de lois concernant les réfugiés ou la modification des lois
existantes ainsi que leur application, et le renforcement de leurs moyens
d’intervention en cas de situation d’urgence et de leur aptitude à coordonner les
activités humanitaires ;
18. Réaffirme le droit au retour et le principe du rapatriement librement
consenti, demande instamment aux pays d’origine et aux pays d’asile de créer des
conditions propices au rapatriement librement consenti et, tout en considérant que
celui-ci demeure la meilleure des solutions, estime que l’intégration sur place et la
réinstallation dans un pays tiers, lorsque les circonstances s’y prêtent et s’il se peut,
sont également des formules viables pour remédier à la situation des réfugiés
africains qui, en raison de la situation qui règne dans leur pays d’origine, ne sont pas
en mesure de retourner chez eux, et accueille avec satisfaction à ce propos la
conclusion sur l’intégration sur place adoptée par le Comité exécutif du Programme
du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés à sa cinquante-sixième
session 10 ;
19. Réaffirme également que le rapatriement librement consenti ne devrait
pas nécessairement être tributaire de l’application de solutions politiques dans le
pays d’origine, afin de ne pas entraver l’exercice par les réfugiés de leur droit au
retour, et reconnaît qu’il ne peut généralement y avoir rapatriement librement
consenti et réintégration que si la situation prévalant dans le pays d’origine s’y
prête, en particulier si le rapatriement librement consenti peut s’effectuer dans des
conditions de sécurité et de dignité ;
20. Salue l’élaboration par le Haut Commissaire, en collaboration avec les
autres organismes des Nations Unies et les acteurs du développement, du cadre pour
des solutions durables, qui vise à encourager des solutions durables, en particulier
dans le cas des réfugiés de longue date, notamment en recourant à la stratégie des
« 4 R » (rapatriement, réinsertion, réadaptation et reconstruction) pour un retour
viable ;
_______________
9
Voir Bureau de la coordination des affaires humanitaires, Humanitarian Response Review (New York et
Genève, 2005).
10
Documents officiels de l’Assemblée générale, soixantième session, Supplément n° 12A (A/60/12/Add.1),
chap. III, sect. C.
4
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