Traite des femmes et des filles
A/RES/71/167
risque qui accroissent la vulnérabilité à la traite d’êtres humains, co mme la
pauvreté, l’inégalité entre les sexes, en particulier la discrimination et la violence
sexistes, et la persistance de la demande qui se trouve à l’origine de toutes les
formes de traite et des biens et services qui en résultent, ainsi que les autres facteurs
qui viennent alimenter le problème particulier de la traite des femmes et des filles
aux fins de leur exploitation, notamment par la prostitution et d’autres formes de
commercialisation du sexe, le mariage forcé, le travail forcé et le prélèvemen t
d’organes, en vue de prévenir et d’éliminer ce fléau, notamment en renforçant leur
législation afin de mieux protéger les droits des femmes et des filles et de punir les
coupables, y compris les agents de la fonction publique qui pratiquent ou facilitent
la traite, selon qu’il conviendra, au pénal et au civil;
17. Demande aux gouvernements, à la communauté internationale et à toutes
les autres organisations et entités qui gèrent des situations de conflit et d’après
conflit ou des catastrophes naturelles et autres contextes de crise de s’attaquer au
problème de la vulnérabilité aggravée des femmes et des filles face à la traite et à
l’exploitation, ainsi qu’à la violence sexiste qui les accompagne, et d’inclure la
prévention de la traite des femmes et des filles se trouvant dans de telles situations
dans toutes les initiatives nationales, régionales et internationales prises dans ce
domaine;
18. Engage instamment les gouvernements à mettre au point et à faire
appliquer des mesures efficaces tenant compte du sexe et de l’âge des victimes, ainsi
qu’à renforcer celles qu’ils ont déjà prises, pour combattre et éliminer toutes les
formes de traite des femmes et des filles, notamment à des fins d’exploitation
sexuelle et économique, dans le cadre d’une stratégie globale contre la traite qui
comporte un volet droits fondamentaux, et à élaborer selon qu’il convient des plans
d’action nationaux à cet égard;
19. Engage instamment également les gouvernements à veiller à ce que l’on
continue de tenir compte, dans le cadre de la prévention et de la répression de la
traite d’êtres humains, des besoins particuliers des femmes et des filles, ainsi que de
leur participation et de leur contribution à tous les volets de la prévention et de la
lutte contre la traite, s’agissant notamment de formes spécifiques d’exploitation
comme l’exploitation sexuelle;
20. Engage instamment en outre les gouvernements, agissant en coopération
avec les organisations intergouvernementales et non gouvernementales, à apporter
leur soutien et à affecter des ressources au renforcement de l’action préventive, en
particulier en enseignant aux femmes et aux hommes, comme aux filles et aux
garçons, l’égalité des sexes et le respect de soi et des autres et en organisant des
campagnes en collaboration avec la société civile pour sensibiliser le public au
problème de la traite aux niveaux national et local, y compris en menant des actions
de sensibilisation à la lutte contre la traite et l’esclavage moderne auprès des
groupes les plus exposés au risque d’en être victimes, ainsi qu’auprès de ceux
susceptibles d’entretenir la demande liée à l’exploitation de personnes victimes de
la traite et à leur travail;
21. Réaffirme l’importance d’une coopération continue, notamment entre les
Rapporteuses spéciales du Conseil des droits de l’homme sur la traite des êtres
humains, en particulier les femmes et les enfants, sur la vente d’enfants, la
prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants et sur les
formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences,
pour éviter les chevauchements d’activités dans l’accomplissement de leurs
mandats;
9/14