Situation relative aux droits humains
en République populaire démocratique de Corée
A/RES/79/181
vii) les violations des droits économiques, sociaux et culturels, qui sont
aggravées par le fait que la République populaire démocratique de Corée
continue de tenir ses frontières fermées et qui mènent à l’insécurité alimentaire,
à une grave famine, à la malnutrition, à des problèmes sanitaires généralisés et
à d’autres épreuves pour la population de la République populaire démocratique
de Corée, en particulier les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les
personnes âgées et les prisonniers dans l’ensemble du système pénitentiaire et
dans tous les lieux de détention ;
viii) les violations des droits humains et des libertés fondamentales de
l’ensemble des femmes et des filles, notamment l’inégalité d’accès à l’emploi
et les règlementations discriminatoires, et en particulier la création dans le pays
d’une situation qui oblige les femmes et les filles à en partir, ce qui les rend
extrêmement vulnérables face à la traite des êtres humains à des fins
d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude domestique ou de mariage
forcé, et le fait qu’elles subissent des pratiques discriminatoires fondées sur le
sexe et le genre, notamment dans les sphères politique et sociale ainsi que dans
l’ensemble du système pénitentiaire, telles que des avortements forcés, des
investigations corporelles internes invasives et d’autres formes de violence
sexuelle et fondée sur le genre ;
ix) les violations des droits humains et des libertés fondamentales des enfants,
en particulier le fait que nombre d’entre eux ne peuvent toujours pas exercer
leurs droits économiques, sociaux et culturels élémentaires, et note à cet égard
la situation de vulnérabilité particulière dans laquelle se trouvent, notamment,
les enfants refoulés ou rapatriés, les enfants dépourvus de logement, les enfants
handicapés, les enfants dont les parents sont détenus, décédés ou absents de
quelque façon, les enfants qui vivent en détention ou en institution et les enfants
en conflit avec la loi, et note également avec inquiétude les rapports faisant état
de châtiments sévères et disproportionnés infligés aux enfants ;
x)
les violations des droits humains et des libertés fondamentales des
personnes handicapées, en particulier celles ayant trait à leur envoi dans des
camps collectifs et au recours à des mesures coercitives pour les empêcher de
décider de manière libre et responsable du nombre de leurs enfants et de
l’espacement des naissances, et les allégations selon lesquelles des personnes
handicapées seraient utilisées dans des expériences médicales ou déplacées
contre leur gré dans des zones rurales et des enfants ha ndicapés seraient séparés
de leurs parents ;
xi) le recours généralisé au travail forcé 22 et les violations des droits des
travailleurs, dont le droit à la liberté d’association et la reconnaissance effective
du droit à la négociation collective, le droit de grève tel que défini en vertu des
obligations contractées par la République populaire démocratique de Corée au
titre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels,
et l’interdiction d’exploiter les enfants à des fins économiques et de les
astreindre à un travail comportant des risques ou susceptible de nuire à leur
santé, telle qu’elle découle des obligations contractées par la République
populaire démocratique de Corée au titre de la Convention relative aux droits
de l’enfant, ainsi que l’exploitation de ressortissants de la République populaire
démocratique de Corée envoyés travailler à l’étranger dans des conditions qui
s’apparenteraient à du travail forcé, souvent pour générer des revenus au profit
du oouvernement, et soulignant à cet égard qu’il importe, sachant en particulier
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Voir Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Forced Labour by the
Democratic People’s Republic of Korea, disponible à l’adresse suivante : www.ohchr.org/en/
documents/country-reports/forced-labour-democratic-peoples-republic-korea.
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