La sécurité des journalistes et la question de l’impunité A/RES/74/157 l’égalité des sexes aux fins du développement durable pour que nul ne soit laissé pour compte, y compris en garantissant l’accès public à l’information et en protégeant les libertés fondamentales, conformément à la législation nationale et aux accords internationaux, et reconnaissant ainsi l’importance de la promotion et de la protection de la sécurité des journalistes à cet égard, Ayant à l’esprit que le droit à la liberté d’opinion et d’expression est un droit de l’homme garanti à tous, conformément à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et à l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et qu’il constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et l’une des conditions déterminantes de son progrès et de son développement, Consciente que le journalisme est en perpétuelle évolution du fait qu’il se nourrit de l’ensemble des contributions des médias, des particuliers et des diverses organisations qui cherchent, reçoivent et transmettent des informations et des idées de toute nature, en ligne comme hors ligne, exerçant par là leur l iberté d’opinion et d’expression, conformément à l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et concourant ainsi à façonner le débat public, Sachant l’importance qu’ont la liberté d’expression et le fait de disposer de médias libres, indépendants, pluralistes et diversifiés et d ’accéder à l’information, en ligne comme ailleurs, pour édifier des sociétés du savoir et des démocraties inclusives et pacifiques et promouvoir le dialogue interculturel, la paix et la bonne gouvernance, ainsi que la compréhension mutuelle et la coopération, Sachant qu’il importe que le public ait confiance dans le journalisme et que celui-ci soit crédible, et mesurant en particulier la difficulté de préserver le professionnalisme des médias dans un contexte où de nouvelles formes de médias sont en constante évolution et où la désinformation et les campagnes de dénigrement visant à discréditer le travail des journalistes sont en augmentation, Sachant également que, de par leur travail, les journalistes sont souvent particulièrement exposés, ainsi que leur famille, au risque de faire l ’objet de menaces et d’actes d’intimidation, de harcèlement et de violence, ce qui, souvent, les dissuade de continuer d’exercer leur métier ou les incite à l’autocensure, privant ainsi la société d’informations importantes, Prenant note des bonnes pratiques suivies par divers pays pour protéger les journalistes et, entre autres, de celles qui sont destinées à protéger les défenseurs des droits de l’homme et peuvent, le cas échéant, s’appliquer à la protection des journalistes, Exhortant les États à faire tout leur possible pour prévenir les violences, les actes d’intimidation, les menaces et les attaques contre les journalistes et autres professionnels des médias, notamment en contribuant au renforcement des capacités et à la formation et à la sensibilisation du personnel j udiciaire et des forces de l’ordre, des services de sécurité et des militaires, ainsi que des organes de presse, des journalistes et de la société civile, aux obligations et engagements relatifs à la sécurité des journalistes que les États sont tenus de respecter en application du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, Consciente des efforts que déploient les États pour examiner les lois, politiques et pratiques qui empêchent les journalistes d’exercer leur métier en toute indépendance et sans ingérence injustifiée, les modifier le cas échéant et les rendre pleinement conformes aux obligations qui leur incombent au regard du droit international, 19-22283 3/8

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