A/RES/59/224 11. Rappelle le potentiel qu’offrent l’intégration et la coopération régionales du point de vue de l’efficacité des secteurs traditionnels des produits de base et des efforts de diversification ; 12. Prie les pays développés qui ne l’ont pas encore fait d’agir de manière à donner accès au marché en franchise de droit et sans contingentement à tous les produits des pays les moins avancés, et invite les pays en développement qui sont en mesure de le faire de contribuer à l’amélioration de l’accès aux marchés à ces pays ; 13. Reconnaît que les pays développés importent les deux tiers des produits de base non pétroliers et déclare qu’il faut d’urgence mettre en place des politiques et des mesures de soutien internationales pour améliorer le fonctionnement des marchés des produits de base grâce à la mise en place de mécanismes efficaces et transparents d’établissement des prix, notamment de bourses des marchandises, et grâce à l’exploitation d’instruments de gestion efficace et viable des risques que présentent les cours des produits de base ; 14. Constate que les exigences des marchés peuvent susciter de redoutables difficultés pour les producteurs et exportateurs de produits de base des pays en développement, en particulier les petits exploitants agricoles, et demande instamment aux pays développés et aux pays en développement de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à ces producteurs de se placer sur les filières de l’offre mondiale et d’appliquer des mesures visant à faciliter leur participation effective à ces filières, et demande au secteur privé de promouvoir des partenariats qui contribuent à cette participation effective des petits producteurs aux filières de l’offre ; 15. Invite la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la Banque mondiale et les autres institutions internationales compétentes, agissant chacune dans les limites de ses attributions, à s’attacher à faciliter davantage encore l’accès aux mécanismes du marché avec surveillance prudentielle pour la gestion des risques que présentent les fluctuations des cours des produits de base et les catastrophes naturelles, afin de régler les problèmes des pays en développement qui sont liés aux produits de base ; 16. Regrette que les dispositifs d’atténuation des effets des déficits de recettes soient loin d’atteindre les objectifs escomptés à l’origine, et invite instamment les gouvernements et les institutions financières internationales à continuer à évaluer l’efficacité, y compris l’exploitabilité et la commodité, des systèmes de financement compensatoire des déficits des recettes d’exportation, et souligne à cet égard qu’il est important de donner aux producteurs de produits de base des pays en développement les moyens de s’assurer eux-mêmes contre les risques, y compris les catastrophes naturelles ; 17. Réaffirme le rôle que joue la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement dans l’approche globale des questions liées aux produits de base, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale et aux dispositions du Consensus de São Paulo8, et invite les partenaires du développement à fournir les ressources qui permettront à la Conférence d’entreprendre les activités correspondantes ; 18. Note avec préoccupation que les prix réels de certains produits de base sont à la baisse et prie la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement ainsi que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, agissant chacune dans les limites de ses attributions, d’étudier les 4

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