A/RES/59/314
107. Les sanctions devraient être appliquées et surveillées efficacement en fonction
d’un ensemble de critères clairement définis et faire l’objet d’un examen périodique,
s’il y a lieu ; elles ne devraient rester en vigueur que durant le temps nécessaire pour
atteindre leurs objectifs et être levées une fois ces objectifs atteints.
108. Nous demandons au Conseil de sécurité, agissant avec le concours du
Secrétaire général, de surveiller de plus près l’application des sanctions et leurs
effets, de faire en sorte que celles-ci soient appliquées de manière responsable,
d’examiner périodiquement les résultats d’une telle surveillance, et de mettre en
place un mécanisme pour remédier aux problèmes économiques imputables aux
sanctions prises en vertu de la Charte.
109. Nous demandons aussi au Conseil de sécurité de veiller, avec le concours du
Secrétaire général, à ce que les procédures prévues pour inscrire des particuliers et
des entités sur les listes de personnes et d’entités passibles de sanctions et pour les
rayer de ces listes, ainsi que pour octroyer des dérogations à des fins humanitaires,
soient équitables et transparentes.
110. Nous soutenons les efforts que déploie le système des Nations Unies pour
rendre les États mieux à même d’appliquer les sanctions.
Criminalité transnationale
111. Nous sommes gravement préoccupés par les effets néfastes de la criminalité
transnationale, notamment le trafic et la traite d’êtres humains, le problème mondial
de la drogue et le commerce illicite des armes légères, sur le développement, la paix
et la sécurité et l’exercice des droits de l’homme, et par la vulnérabilité croissante
des États à cette criminalité. Nous réaffirmons la nécessité d’une action collective
contre la criminalité transnationale.
112. Nous sommes conscients que le trafic d’êtres humains demeure pour
l’humanité un problème grave dont la solution exige une action internationale
concertée. Nous engageons à cette fin tous les États à mettre au point et faire
appliquer des mesures plus efficaces visant à combattre et éliminer le trafic d’êtres
humains sous toutes ses formes, en vue de freiner la demande de main-d’œuvre
issue de ce trafic et de protéger ceux qui en sont victimes.
113. Nous engageons tous les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de
devenir parties aux conventions internationales sur la criminalité organisée et la
corruption et à faire suivre leur entrée en vigueur de mesures d’application efficaces
consistant notamment à aligner leur droit interne sur les dispositions de ces
instruments et à renforcer leur système de justice pénale.
114. Nous réaffirmons notre volonté inébranlable de vaincre le problème mondial
du trafic des stupéfiants par la coopération internationale et l’adoption de stratégies
nationales visant à tarir l’offre comme la demande de drogues illicites.
115. Nous sommes résolus à renforcer les moyens dont l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime dispose pour, dans les limites de son mandat, aider les
États Membres, sur leur demande, à agir en ce sens.
Rôle des femmes dans la prévention et le règlement des conflits
116. Nous soulignons l’importance du rôle des femmes dans la prévention et le
règlement des conflits et dans la consolidation de la paix. Nous réaffirmons notre
engagement en faveur de l’application effective et intégrale de la résolution
1325 (2000) du Conseil de sécurité, en date du 31 octobre 2000, sur les femmes, la
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