Système financier international et développement
A/RES/73/220
systémiques, réformer et renforcer le système financier international et poursuivre et
améliorer la coordination des politiques financières et économiques à l ’échelon
international ;
5.
Souligne qu’un environnement économique mondial stable, porteur et ne
laissant personne à l’écart revêt une importance critique pour promouvoir le
développement durable, assurer le financement fiable et efficace du développement
et réaliser le Programme 2030, grâce à la mobilisation de ressources à la fois
publiques et privées, nationales et internationales ;
6.
Rappelle que débiteurs et créanciers doivent œuvrer de concert et de
manière transparente pour prévenir et résoudre les situations d ’endettement
insoutenable et qu’il incombe aux pays emprunteurs de maintenir l’endettement à un
niveau soutenable, tout en estimant que les prêteurs ont également la responsabilité
de prêter d’une manière qui ne compromette pas la soutenabilité de la dette du pays
emprunteur, et, à cet égard, prend note des principes de la CNUCED visant à
promouvoir des pratiques responsables pour l’octroi de prêts et la souscription
d’emprunts souverains, tient compte des exigences prescrites par le Fonds monétaire
international dans sa politique de limitation de la dette et par la Banque mondiale
dans sa politique visant les emprunts assortis de conditions non concessionnelles,
ainsi que des garanties inscrites par le Comité d’aide au développement de
l’Organisation de coopération et de développement économiques dans son modèle
statistique en vue de renforcer la soutenabilité de la dette dans les pays bénéficiaires,
et œuvrera à la formation d’un consensus mondial autour des directives sur la
responsabilité des débiteurs et des créanciers en mat ière d’emprunts et de prêts
souverains, en faisant fond sur les initiatives en cours ;
7.
Invite, à cet égard, sa présidence et le Secrétaire général à tenir dûment
compte du fait qu’il importe de maintenir et de renforcer la stabilité financière et
macroéconomique des pays en développement, notamment la soutenabilité de la dette,
et de favoriser, aux niveaux national et international, des conditions économiques,
financières et réglementaires propices à la mise en œuvre du Programme de
développement durable à l’horizon 2030, en particulier en ce qui concerne l’ouverture
financière, et invite donc tous les principaux intervenants institutionnels, notamment
la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la CNUCED, à fournir, dans
le cadre de leurs mandats, un appui à cette fin ;
8.
Engage, à cet égard, les participants au forum annuel du Conseil
économique et social sur le suivi du financement du développement à envisager
d’examiner et d’analyser les problèmes et défis systémiques, en tenant compte d u rôle
joué, dans le cadre de leurs mandats, par les institutions financières internationales,
dont le Fonds monétaire international et la CNUCED, conformément à ses résolutions
sur la question, notamment la résolution 69/313 sur le Programme d’action d’AddisAbeba issu de la troisième Conférence internationale sur le financement du
développement, et au mandat du forum annuel sur le suivi du financement du
développement, défini dans ladite résolution ;
9.
Décide de renforcer la cohérence et la cohésion entre les différentes
institutions et entités multilatérales compétentes en matière de finance,
d’investissement, de politique de commerce extérieur et de développement et
d’environnement et de renforcer la coopération entre les principales institutions
internationales, dans le respect de leurs mandats et de leurs structures de gouvernance,
et s’engage à mieux tirer parti des forums des Nations Unies consacrés à ces questions
afin de promouvoir la cohérence universelle et globale et les engagements
internationaux en faveur du développement durable, en s’inspirant de l’esprit du
Consensus de Monterrey, en vue d’appuyer la mise en œuvre du Programme d’action
d’Addis-Abeba et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ;
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