Déclaration politique sur l’examen de haut niveau à mi-parcours de
la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne en faveur des
pays en développement sans littoral pour la décennie 2014-2024
A/RES/74/15
industrielles, attirer les investissements et permettre ainsi une transformation
structurelle.
23. Nous sommes préoccupés par les capacités technologiques limitées des pays en
développement sans littoral et par la faiblesse de l’intensité technologique, de
l’acquisition de technologies et des investissements de recherche -développement
dans ces pays.
24. aes pays en développement sans littoral sont très sensibles aux effets délétères
des changements climatiques et demeurent lourdement touchés par la désertification,
la dégradation des terres, la perte de biodiversité, la sécheresse et le recul des glaciers.
Nous sommes préoccupés par les conséquences économiques, sociales et
environnementales des catastrophes soudaines ou à évolution lente qui se produisent
dans les pays en développement sans littoral ainsi que par les conséquences que les
catastrophes survenant dans les pays de transit ont sur l’économie des pays en
développement sans littoral.
25. Nous constatons que le manque de ressources financières et de capacités est au
nombre des obstacles les plus importants qui font entrave aux efforts que les pays en
développement sans littoral déploient pour mettre en œuvre le Programme d’action
de Vienne et parvenir à une croissance soutenue et à un développement durable.
26. Nous sommes conscients que les pays en développement sans littoral et les pays
de transit voisins doivent mobiliser efficacement, tant à l ’intérieur qu’à l’extérieur de
leurs frontières, des ressources publiques et privées suffisantes pour mettre en œuvre
concrètement le Programme d’action de Vienne. Nous mesurons l’importance des
stratégies de développement durable cohérentes, pilotées par les p ays et s’inscrivant
dans des cadres de financement nationaux intégrés. Nous constatons que les recettes
fiscales moyennes des pays en développement sans littoral ne sont pas suffisantes
pour répondre aux besoins de développement. Nous sommes préoccupés par le fait
que les flux financiers illicites jouent contre la mobilisation des ressources nationales
et la viabilité des finances publiques dans les pays en développement sans littoral.
27. Nous nous félicitons de l’attention accrue que la communauté internationale
accorde aux pays en développement sans littoral depuis l’adoption du Programme
d’action de Vienne, notamment du renforcement de l’aide publique au développement
et de l’aide pour le commerce, de la coopération Sud-Sud et de la coopération
triangulaire. Nous réaffirmons la nécessité de renouveler et de renforcer les
partenariats à l’appui du développement des pays en développement sans littoral.
Nous nous félicitons que le montant de l’aide publique au développement versée aux
pays en développement sans littoral ait augmenté en termes réels. Cela étant, nous
constatons qu’une bonne partie de ce montant est destinée à un petit nombre de pays.
Nous sommes également préoccupés par le déclin continu des flux d ’investissements
étrangers directs vers les pays en développement sans littoral, qui constitue un
obstacle à leur croissance économique.
Appel à l’action : accélérer la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne
28. Ayant pris note des progrès accomplis et des difficultés rencontrées par les pays
en développement sans littoral dans la mise en œuvre du Programme d ’action de
Vienne, qui fait partie intégrante du Programme de développement durable à l ’horizon
2030, nous lançons un appel à l’action dans les domaines clefs ci-dessous.
29. Nous soulignons qu’il faut recueillir les données nécessaires au suivi des
objectifs du Programme d’action de Vienne et nous engageons à aider les pays en
développement sans littoral à renforcer leurs systèmes statistiques nationaux.
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