A/HRC/RES/56/11 Sachant également que la participation pleine, égale, véritable et effective des femmes de tous âges dans les zones rurales et reculées, dans tous les domaines et à tous les niveaux de la prise de décisions dans les secteurs public et privé, est essentielle à la pleine réalisation de leurs droits humains et au développement économique, politique, social et culturel plein et entier d’un pays, ainsi qu’à la mise en œuvre de solutions durables aux problèmes mondiaux et à l’instauration de la paix, Notant avec regret qu’un grand nombre de femmes et de filles vivant dans des zones rurales et reculées, en particulier les femmes et les filles handicapées, qui sont confrontées à des formes cumulées de discrimination, et celles qui se trouvent en situation de vulnérabilité, sont aujourd’hui encore victimes de discrimination fondée sur des normes sociales et des stéréotypes préjudiciables, ainsi que sur l’inaccessibilité des installations d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène, si bien qu’il leur est difficile de gérer leur hygiène menstruelle dignement et en toute sécurité, Conscient que les progrès en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation de toutes les femmes et toutes les filles, en particulier dans les zones rurales et reculées, ont pris du retard en raison de la persistance d’obstacles historiques et structurels et de rapports de force inégaux entre les femmes et les hommes, de la pauvreté et des inégalités, de désavantages, notamment en matière d’accès aux ressources et aux débouchés, qui limitent les capacités des femmes et des filles, de disparités croissantes sur le plan de l’égalité des chances, de lois, politiques et comportements discriminatoires, de pratiques coutumières et contemporaines néfastes, de stéréotypes fondés sur le genre et de normes sociales négatives, et en raison de la répartition inégale du travail domestique non rémunéré et des conditions de travail précaires auxquelles sont soumises de nombreuses femmes rémunérées pour apporter des soins, et tenant compte des effets des conflits armés sur les femmes et les filles qui vivent dans des zones rurales et reculées et des répercussions en cascade de la crise du coût de la vie, des urgences climatiques et des éco-urgences, et des effets persistants de la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), qui ont aggravé les disparités et les inégalités sous-jacentes et tenaces qui existent entre les femmes et les hommes, Se déclarant préoccupé par la condition économique et sociale de nombreuses femmes vivant dans des zones rurales et reculées, qui continuent de pâtir de leur accès limité aux ressources et débouchés économiques, et du fait qu’elles ont, dans le meilleur des cas, un accès limité à un enseignement de qualité, en particulier parce qu’elles abandonnent leur scolarité, en raison des difficultés posées par leurs menstruations, et se déclarant également préoccupé par l’accès limité de ces femmes aux organes de décision, ainsi qu’aux informations sur la gestion de l’hygiène menstruelle, transmises au moyen de services de vulgarisation et grâce aux nouvelles technologies, Notant avec une profonde préoccupation que, bien qu’elles contribuent dans une très large mesure à la production alimentaire mondiale, les femmes et les filles des zones rurales et reculées sont touchées de manière disproportionnée par la faim, l’insécurité alimentaire et la pauvreté, en partie à cause de l’inégalité entre les sexes et de la discrimination découlant de représentations négatives associées à la menstruation, Profondément préoccupé par le fait que l’absence d’installations d’assainissement et d’hygiène adéquates et accessibles, notamment dans les zones rurales et reculées, expose davantage les femmes et les filles à toutes les formes de violence, y compris la violence et le harcèlement sexuels, ainsi qu’au mariage d’enfants, au mariage précoce et au mariage forcé, ce qui les empêche de réaliser pleinement leur potentiel dans tous les domaines et compromet l’exercice de leurs droits humains, Conscient que toutes les pratiques préjudiciables, notamment les mutilations génitales féminines, lorsqu’elles touchent des filles, ont des conséquences et posent des problèmes particuliers pour ce qui est de la gestion de l’hygiène menstruelle, et que ces conséquences et problèmes nuisent particulièrement à la santé et à la croissance, et rappelant à ce propos qu’il faut garantir le droit des filles d’être protégées contre toutes formes de violence et s’attaquer aux causes profondes de cette violence, GE.24-12812 3

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