Santé mondiale et politique étrangère : une démarche intégrée
visant à renforcer les systèmes de santé
A/RES/74/20
difficiles d’accès ou mal desservies et dans les domaine s où la demande de services
est importante, notamment en offrant des conditions de travail décentes et sûres et
une rémunération appropriée aux travailleurs sanitaires qui travaillent dans ces zones,
conformément au Code de pratique mondial de l’Organisation mondiale de la Santé
pour le recrutement international des personnels de santé 18, notant avec préoccupation
que les départs à l’étranger des membres des personnels de santé qui ont suivi des
formations poussées et sont hautement compétents se poursuivent, ce qui affaiblit les
systèmes de santé de leur pays d’origine ;
15. Demande aux États Membres d’élaborer une formation fondée sur des
données factuelles qui tienne compte des différentes culturelles et des besoins
spécifiques des femmes, des enfants et des personnes handicapées, d’améliorer les
compétences et l’éducation des travailleurs sanitaires, y compris les sages-femmes et
les agents de santé communautaires, ainsi que de promouvoir un programme de
formation continue et d’apprentissage tout au long de la vie et d’élargir l’éducation
et la formation sanitaires à l’échelle des collectivités pour que les personnes puissent
recevoir des soins de qualité tout au long de leur vie ;
16. Engage les États Membres d’ici à 2030, à assurer l’accès de tous à des
services de soins de santé sexuelle et procréative, y compris à des fins de planification
familiale, d’information et d’éducation, et à veiller à la prise en compte de la santé
procréative dans les stratégies et programmes nationaux ;
17. Demande aux États Membres de redoubler d’efforts pour lutter contre les
maladies transmissibles, notamment le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme et
l’hépatite, dans le cadre de la couverture sanitaire universelle, et de faire en sorte de
préserver et d’étendre les acquis fragiles en faisant progresser les approches globales
et la prestation intégrée de services et en veillant à ne laisser personne de côté ;
18. Demande également aux États Membres d’intensifier encore la lutte contre
les maladies non transmissibles, notamment les pathologies cardiovasculaires, le
cancer, les maladies respiratoires chroniques, le diabète et les insuffisances rénales,
dans le cadre de la couverture sanitaire universelle ;
19. Demande en outre aux États Membres de prendre des mesures pour
sensibiliser l’opinion publique internationale à la question des maladies d’origine
hydrique, en particulier le choléra et la diarrhée infantile, qui peuvent être évitées au
moyen de l’eau potable et de conditions de salubrité et d’hygiène adéquates, et
d’établir des partenariats avec les parties prenantes concernées pour exécuter des
projets visant à élargir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les pays en
développement ;
20. Engage les États Membres à créer des conditions favorables à la promotion
de la santé et de la nutrition, notamment en mettant l’accent sur l’éducation
nutritionnelle dans les écoles et autres établissements d’enseignement, selon qu’il
convient, et à intensifier l’action menée au niveau des collectivités pour soutenir les
enfants et les familles, en y rappelant l’importance de la santé maternelle et en
recommandant certaines pratiques d’alimentation du nourrisson, telles que
l’allaitement naturel ;
21. Encourage les États Membres, agissant en partenariat avec d’autres parties
prenantes, telles que des organisations internationales et régionales et les milieux
universitaires, à envisager d’étudier plus avant les liens existant entre la santé, en
particulier ses facteurs économiques et sociaux, et la nutrition et les systèmes
alimentaires, en vue de dégager des données factuelles sur la question et d’orienter
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18
10/14
Organisation mondiale de la Santé, document WHA63/2010/REC/1, annexe 5.
19-21394
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