A/RES/74/20
Santé mondiale et politique étrangère : une démarche intégrée
visant à renforcer les systèmes de santé
de sa vie, et tenant compte de l’initiative Nutrition pour la croissance et, à cet égard,
attendant avec intérêt le prochain sommet à Tokyo en 2020,
Prenant la mesure de l’importance pour la santé des effets néfastes des
changements climatiques, des catastrophes naturelles, des phénomènes climatiques
extrêmes ainsi que d’autres facteurs environnementaux déterminants tels que l’air pur,
l’eau potable, l’assainissement, une alimentation saine, suffisante et nutritive et un
hébergement sûr et, à cet égard, soulignant que la santé doit être une priorité dans les
efforts d’adaptation aux changements climatiques, en insistant sur la nécessité de
disposer de systèmes de santé résilients et axés sur l’être humain pour protéger la
santé de toutes les populations, en particulier celles qui sont vulnérables ou en
situation de vulnérabilité et celles qui vivent dans de petits États insulaires en
développement,
Notant que l’augmentation du nombre de catastrophes naturelles complexes fait
obstacle à la mise en place de la couverture sanitaire universelle et qu’il est essentiel
de promouvoir des approches cohérentes et inclusives pour garantir une couverture
sanitaire universelle dans les situations d’urgence, notamment par la coopération
internationale, en assurant la continuité de la fourniture des services de santé
essentiels et de l’exercice des principales fonctions de santé publique, conformément
aux principes humanitaires,
Rappelant l’importance des obligations qu’impose le droit international
humanitaire de respecter et de protéger, en situation de conflit armé, le personnel
médical et les agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement médical,
leurs moyens de transport et leur matériel, ainsi que les hôpitaux et autres installations
médicales, et de veiller à ce que les blessés et les malades reçoivent, autant que faire
se peut et avec le moins de retard possible, les soins médicaux et l’attention
nécessaires,
Notant avec inquiétude qu’il manque 18 millions de travailleurs sanitaires à
l’échelon mondial, principalement dans les pays à faible revenu ou à revenu
intermédiaire, et consciente de la nécessité de constituer, de former et de retenir un
personnel de santé qualifié, notamment des infirmiers, des sages-femmes et des agents
de santé communautaires, ces travailleurs étant une composante importante de
systèmes de santé solides et résilients, et constatant que l’accroissement des
investissements destinés à donner les moyens au personnel sanitaire d’être plus
efficace et socialement responsable peut générer des gains socioéconomiques
considérables et concourir à l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et
dans toutes ses dimensions, à l’émancipation de toutes les femmes et de toutes les
filles et à la réduction des inégalités,
Consciente de l’importance des ressources humaines pour ce qui est de renforcer
les systèmes de santé et d’accomplir avec succès les objectifs de développement
arrêtés au niveau international dans le Programme de développement durable à
l’horizon 2030, et notant avec préoccupation que les départs à l’étranger des membres
des personnels de santé qui ont suivi des formations poussées et sont hautement
compétents se poursuivent, ce qui affaiblit les systèmes de santé de leur pays
d’origine,
Réaffirmant qu’il importe de créer des cadres de gestion des ressources
humaines nationales appropriés afin d’améliorer sensiblement la formation, le
recrutement, le déploiement et la rétention des agents sanitaires , ainsi que la
réglementation et l’appui en la matière,
Consciente que l’évolution rapide des technologies, notamment des
technologies numériques, peut permettre de renforcer l’accès de la population aux
services de santé, d’en améliorer la réactivité en fonction des besoins des personnes
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