A/RES/56/167
Consciente que l’éducation dans le domaine des droits de l’homme est
indispensable pour la réalisation de ces droits et des libertés fondamentales et que
des programmes soigneusement conçus de formation, de sensibilisation et
d’information peuvent susciter des initiatives nationales, régionales et
internationales qui favorisent la défense et la protection des droits de l’homme ainsi
que la prévention des violations dont ils peuvent faire l’objet,
Convaincue que l’éducation dans le domaine des droits de l’homme contribue
à la formation d’une conception intégrée du développement respectueuse de la
dignité des femmes et des hommes de tous âges, qui tienne compte des groupes les
plus vulnérables de la société, à savoir les enfants, les jeunes, les personnes âgées,
les autochtones, les minorités, les citadins et ruraux pauvres, les travailleurs
migrants, les réfugiés, les personnes atteintes du virus de l’immunodéficience
humaine et du syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/sida) et les handicapés,
Affirmant que l’éducation dans le domaine des droits de l’homme est un
facteur essentiel de changement radical des attitudes et des comportements motivés
par le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est
associée et de promotion de la tolérance et du respect de la liberté des sociétés, et
que cette éducation contribue de façon déterminante à la promotion, à la diffusion et
à la protection des valeurs démocratiques de justice et d’équité indispensables pour
prévenir et combattre la propagation du racisme, de la discrimination raciale, de la
xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, comme l’a reconnu la Conférence
mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance
qui y est associée, tenue à Durban (Afrique du Sud) du 31 août au 8 septembre
2001,
Se félicitant de la tenue à Madrid, du 23 au 25 novembre 2001, de la
Conférence internationale consultative sur l’éducation scolaire en relation avec la
liberté de religion et de conviction, la tolérance et la non-discrimination,
Se félicitant également des efforts déployés dans le monde entier pour
promouvoir l’éducation dans le domaine des droits de l’homme par les éducateurs
et les organisations non gouvernementales, ainsi que les organisations
intergouvernementales, y compris le Haut Commissariat des Nations Unies aux
droits de l’homme, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et
la culture, l’Organisation internationale du Travail, le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance et le Programme des Nations Unies pour le développement,
Reconnaissant le rôle précieux et créateur que jouent les organisations non
gouvernementales et les organisations communautaires dans la défense et la
protection des droits de l’homme grâce à la diffusion de l’information et à
l’éducation dans le domaine des droits de l’homme, en particulier au niveau local et
dans les collectivités rurales et isolées,
Consciente du concours que pourrait apporter le secteur privé à l’exécution,
dans toutes les couches de la société, du Plan d’action en vue de la Décennie des
Nations Unies pour l’éducation dans le domaine des droits de l’homme, 1995-2004 2,
et de la Campagne mondiale d’information sur les droits de l’homme, grâce à un
soutien financier aux activités gouvernementales et non gouvernementales ainsi
qu’aux initiatives qu’il pourrait prendre,
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A/51/506/Add.1, appendice.