Aide et protection en faveur des déplacés
A/RES/68/180
7.
Se déclare profondément préoccupée par le fait que, dans les situations
de conflit armé et d’après conflit, les femmes et les filles déplacées sont exposées à
toutes sortes de menaces et de violations des droits de l’homme, constate que les
femmes et les filles qui sont très vulnérables ou défavorisées risquent d’être
particulièrement visées et davantage exposées à la violence, et considère qu’il faut
renforcer l’appui fourni aux victimes et soutenir les efforts nationaux et
internationaux destinés à renforcer les capacités de prévenir et de combattre la
violence sexuelle en période de conflit ;
8.
Se félicite des initiatives prises par des organisations régionales, telles
que l’Union africaine, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs,
l’Organisation des États américains et le Conseil de l’Europe, pour répondre aux
besoins d’aide et de protection des personnes déplacées et à leurs attentes en matière
de développement et leur proposer des solutions durables, et encourage ces
organisations et d’autres organisations régionales à renforcer leurs activités ainsi
que leur coopération avec le Rapporteur spécial ;
9.
Se félicite également de l’adoption et de l’entrée en vigueur de la
Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes
déplacées en Afrique (Convention de Kampala), fondée sur le Protocole sur la
protection et l’assistance aux personnes déplacées et le Protocole sur les droits à la
propriété des rapatriés, adoptés par la Conférence internationale sur la région des
Grands Lacs, laquelle marque une étape importante vers le renforcement du cadre
normatif national et régional pour la protection et l’aide en faveur des personnes
déplacées en Afrique, engage les États d’Afrique à envisager de signer et de ratifier
la Convention et engage les autres mécanismes régionaux à envisager d’établir leurs
propres cadres normatifs au niveau régional pour garantir la protection des
personnes déplacées ;
10. Considère que c’est aux États Membres qu’il incombe au premier chef de
promouvoir des solutions durables en faveur des déplacés relevant de leur juridiction
et, partant, de favoriser les processus de développement économique et social
nationaux concernant ces derniers, et encourage la communauté internationale, les
organismes des Nations Unies, le Rapporteur spécial, les organisations régionales et
internationales compétentes et les pays donateurs à continuer d’appuyer les initiatives
prises à l’échelle internationale, régionale ou nationale pour répondre aux besoins des
déplacés dans un esprit de solidarité et conformément aux principes de la coopération
internationale et aux Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à
l’intérieur de leur propre pays3, et à veiller au financement adéquat des opérations
d’assistance humanitaire, de relèvement rapide et d’aide au développement ;
11. Se déclare particulièrement préoccupée par les graves problèmes
auxquels doivent faire face un grand nombre de femmes et d’enfants déplacés, en
particulier les violences, l’exploitation et les mauvais traitements, notamment les
violences sexuelles et sexistes, les sévices sexuels et l’exploitation sexuelle, la traite
des personnes, le recrutement forcé et les enlèvements, et encourage le Rapporteur
spécial à continuer de s’employer à promouvoir les actions visant à répondre à leurs
besoins particuliers en matière d’aide, de protection et de développement, ainsi
qu’aux attentes d’autres groupes qui ont des besoins particuliers, comme les
personnes gravement traumatisées, les personnes âgées et les handicapés, en prenant
en considération toutes ses résolutions pertinentes ainsi que celles du Conseil de
sécurité ;
12. Souligne qu’il importe que les gouvernements et les autres acteurs
concernés, agissant dans le cadre de leurs mandats respectifs, consultent les
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