Traite des femmes et des filles A/RES/67/145 lancer des campagnes d’information ou à renforcer celles qui existent déjà de manière à préciser les possibilités, les restrictions, les droits et les responsabilités liés à la migration et à faire connaître les risques liés à la migration illicite et les moyens employés par les passeurs, afin de permettre aux femmes de prendre des décisions éclairées et d’échapper à la traite ; 25. Engage également les gouvernements à revoir et à mieux faire appliquer, selon qu’il conviendra, la législation du travail et les autres textes pertinents applicables aux activités menées sur leur territoire ou relevant de leur juridiction ayant pour objectif ou pour effet d’obliger les entreprises, y compris les agences de recrutement, à prévenir et à combattre la traite d’êtres humains dans les chaînes logistiques, à évaluer régulièrement si cette législation est adaptée et à prendre des mesures pour combler toute lacune ; 26. Invite les milieux d’affaires à envisager d’adopter des codes de déontologie destinés à garantir un travail décent et à prévenir toute forme d’exploitation qui favorise la traite ; 27. Engage les gouvernements à intensifier leur collaboration avec les organisations non gouvernementales pour élaborer et appliquer des programmes de conseil, de formation et de réinsertion sociale adaptés au sexe et à l’âge des victimes de la traite, ainsi que des programmes offrant aux victimes effectives ou potentielles un gîte et des services d’assistance téléphonique ; 28. Exhorte les gouvernements à assurer ou à améliorer la formation des agents de la force publique, des membres de l’appareil judiciaire, des agents des services d’immigration et des autres fonctionnaires intervenant dans l’action destinée à prévenir ou à combattre la traite d’êtres humains, y compris l’exploitation sexuelle des femmes et des filles, et à les sensibiliser, et leur demande à cet égard de veiller à ce que le traitement réservé aux victimes, en particulier par les agents de la force publique et des services d’immigration, les agents consulaires, les travailleurs sociaux et les autres fonctionnaires intervenant en premier, respecte pleinement leurs droits fondamentaux et soit adapté à leur sexe et à leur âge et conforme aux principes de la non-discrimination, notamment l’interdiction de la discrimination raciale ; 29. Invite les gouvernements à prendre des dispositions garantissant que les procédures pénales et les programmes de protection des témoins tiennent compte de la situation particulière des femmes et des filles victimes de la traite et permettent à celles-ci d’être soutenues et aidées, selon qu’il convient, à porter plainte sans crainte devant les autorités de police ou autres et rester, le cas échéant, à la disposition des autorités judiciaires, ainsi qu’à faire en sorte que les victimes puissent durant ce temps bénéficier d’une protection adaptée à leur sexe et à leur âge et, le cas échéant, de l’assistance voulue sur les plans social, médical, financier et juridique, y compris la possibilité d’obtenir une indemnité pour le préjudice subi ; 30. Invite également les gouvernements à redoubler d’efforts pour faire en sorte que les affaires de traite d’êtres humains trouvent une issue rapidement et, en coopération avec notamment les organisations intergouvernementales et non gouvernementales, à concevoir et à mettre en place des dispositifs et des mécanismes de lutte contre la traite des personnes, et à renforcer ceux qui existent déjà ; 31. Invite en outre les gouvernements à encourager les médias, notamment les fournisseurs d’accès à Internet, à adopter des mesures d’autodiscipline ou à renforcer celles qu’ils ont déjà prises, pour promouvoir une utilisation responsable 9/11

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