Année internationale de l’économie créative au service
du développement durable, 2021
A/RES/74/198
(Colombie) les 9 et 10 septembre 2019, et attendant avec intérêt la deuxième
Conférence mondiale sur l’économique créative, qui doit se tenir aux Émirats arabes
unis en 2020, tout en prenant note du document final intitulé Bali Agenda for Creative
Economy (Programme d’action de Bali pour l’économie créative), et considérant que
l’économie créative contribue à la réalisation des objectifs de développement durable
et que la protection et l’application effective des droits de propriété intellectuelle
peuvent favoriser et améliorer l’économie créative,
Sachant que l’innovation est essentielle pour pouvoir tirer parti du potentiel
économique de chaque nation et qu’il est important d’encourager l’entrepreneuriat, la
créativité et l’innovation, vecteurs de croissance économique et de création d’emplois
et porteurs de nouvelles occasions pour tous, notamment les femmes et les jeunes,
Consciente que l’économie créative participe au plein emploi productif et au
travail décent, puisqu’elle favorise l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation,
facilite la croissance des microentreprises et des petites et moyennes entreprises et
leur intégration dans le secteur structuré, stimule l ’innovation et contribue au
renforcement des moyens d’action des personnes, à la promotion de l’inclusion
sociale et à la réduction de la pauvreté,
Soulignant que l’économie créative encourage la créativité et l’innovation dans
la poursuite de la croissance et du développement durables, équitables et partagés, et
qu’elle facilite le franchissement des grandes étapes de la vie, joue en faveur des
femmes, des jeunes, des migrants et des personnes âgées et donne aux personnes en
situation de vulnérabilité les moyens de se prendre en main,
Soulignant également qu’il importe d’adopter des politiques nationales
appropriées visant à promouvoir la diversité de l’expression culturelle et à mettre la
créativité au service du développement durable,
Mettant l’accent sur la croissance soutenue du commerce international lié aux
industries de la création, notamment le commerce des biens et services créatifs, sur
la contribution de ce commerce à l’économie mondiale et considérant les valeurs
économiques et culturelles de l’économie créative,
Réaffirmant que tous les travailleurs devraient avoir la possibilité d’apprendre
tout le long de la vie et tous les élèves devraient avoir la possibilité d ’acquérir les
connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement
durable, notamment par l’éducation en faveur du développement, de modes de vie
durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de
toutes les femmes et les filles, de la promotion d’une culture de paix et de nonviolence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et
de la contribution de la culture au développement durable,
Consciente de la nécessité d’optimiser les avantages économiques, sociaux et
culturels qui découlent de l’économie créative en créant un environnement favorable
à cette forme d’économie, et notamment en développant la technologie numérique,
l’économie novatrice et numérique et le commerce électronique, en construisant les
infrastructures numériques nécessaires et en renforçant la connectivité aux fins du
développement durable, en accroissant les investissements publics et privés dans les
industries de la création et en mettant en place les cadres juridiques voulus,
Soulignant que l’économie créative peut contribuer aux trois dimensions du
développement durable et à la réalisation du Programme de développement durable à
l’horizon 2030, notamment en favorisant la croissance économique et l ’innovation,
l’élimination de la pauvreté, le plein emploi productif et le travail décent pour tous,
l’amélioration de la qualité de vie, l’autonomisation des femmes et des jeunes et la
réduction des inégalités à l’intérieur des pays et entre les pays,
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