Lutte contre l’intolérance, les stéréotypes négatifs, la stigmatisation, la discrimination,
l’incitation à la violence et la violence fondés sur la religion ou la conviction
A/RES/74/164
mesures importantes à prendre consistent à s’allier pour renforcer l’application des
régimes juridiques en place qui protègent les individus de la discrimination et des
infractions motivées par la haine, à multiplier les initiatives en faveur du dialogue
interreligieux, interconfessionnel et interculturel et à développer l ’éducation en
matière de droits de l’homme,
Rappelant la résolution 72/241, intitulée « Un monde contre la violence et
l’extrémisme violent », qu’elle a adoptée par consensus le 20 décembre 2017, saluant
le rôle moteur joué par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science
et la culture en faveur du dialogue interculturel, ainsi que les activités que mènent
l’Alliance des civilisations de l’Organisation des Nations Unies, la Fondation
euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures à Alexandrie
(Égypte) et le Centre international du Roi Abdallah ben Abdelaziz p our le dialogue
interculturel et interreligieux à Vienne, et rappelant également sa résolution 65/5 du
20 octobre 2010 relative à la Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle
proposée par le Roi Abdallah II de Jordanie,
Se félicitant à cet égard de toutes les initiatives internationales, régionales et
nationales visant à promouvoir l’entente interreligieuse, interculturelle et
interconfessionnelle et à lutter contre la discrimination fondée sur la religion ou la
conviction, prenant note de l’initiative du Conseiller spécial du Secrétaire général
pour la prévention du génocide sur le rôle des chefs religieux dans la prévention de
l’incitation à la commission de crimes atroces, et de la déclaration issue de son
colloque tenu à Fès (Maroc) les 23 et 24 avril 2015, du Processus d’Istanbul relatif à
la lutte contre l’intolérance, la discrimination et l’incitation à la haine ou à la violence
fondées sur la religion ou la conviction, de l’annonce, le 6 octobre 2016, de la création
par les Émirats arabes unis de l’Institut international pour la tolérance visant à
promouvoir la tolérance entre nations, de la Déclaration sur la jeunesse, la paix et la
sécurité adoptée à Amman le 22 août 2015 ainsi que du cinquième Congrès des
dirigeants de religions mondiales et traditionnelles qui s ’est tenu à Astana les 10 et
11 juin 2015, et prenant note de l’initiative lancée par le Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme et du document final qui en est issu, à savoir le
Plan d’action de Rabat sur l’interdiction de l’appel à la haine nationale, raciale ou
religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence,
adopté à Rabat le 5 octobre 2012 10,
Prenant note avec satisfaction de la poursuite de l’organisation de réunions et
d’ateliers dans le cadre du Processus d’Istanbul et de la promotion de la mise en œuvre
effective de la résolution 16/18 du Conseil des droits de l’homme sur la lutte contre
la violence, la discrimination religieuse et l’intolérance au niveau mondial, en
particulier la sixième réunion sur la mise en œuvre de la résolution organisée à
Singapour les 20 et 21 juillet 2016,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 11 ;
2.
Se déclare profondément préoccupée par la persistance de graves
stéréotypes malveillants, du profilage négatif et de la stigmatisation visant certaines
personnes en raison de leur religion ou de leur conviction, ainsi que par les
programmes et projets dans lesquels sont engagés des individus, organisations et
groupes extrémistes qui ont pour objectif de créer ou de perpétuer des stéréotypes
négatifs concernant certains groupes religieux, en particulier lorsqu ’ils sont tolérés
par les pouvoirs publics ;
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A/HRC/22/17/Add.4, appendice.
A/74/229.
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