A/RES/62/215
base à l’action et la coopération, et qu’il faut en préserver l’intégrité, comme l’a
également constaté la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le
développement au chapitre 17 d’Action 21 7,
Consciente de l’importance de l’exploitation durablement viable et de la gestion
des ressources et des utilisations des mers et des océans pour la réalisation des
objectifs internationaux de développement, y compris ceux énoncés dans la
Déclaration du Millénaire 8,
Sachant que les problèmes des espaces marins sont étroitement liés et doivent
être envisagés comme un tout selon une optique intégrée, interdisciplinaire et
intersectorielle, et réaffirmant qu’il faut améliorer la coopération et la coordination
aux échelons national, régional et mondial, conformément à la Convention, pour
soutenir et compléter ce que fait chaque État pour promouvoir et faire appliquer la
Convention ainsi que la gestion intégrée et la mise en valeur durable des mers et des
océans,
Réaffirmant qu’il faut absolument coopérer, notamment en renforçant les
capacités et en transférant des technologies, afin que tous les États, spécialement les
pays en développement et en particulier les pays les moins avancés et les petits États
insulaires en développement, ainsi que les États côtiers d’Afrique, puissent appliquer
la Convention et tirer profit de la mise en valeur durable des mers et des océans, et
aussi participer pleinement aux instances et mécanismes mondiaux et régionaux qui
s’occupent des questions relatives aux océans et au droit de la mer,
Soulignant qu’il faut faire en sorte que les organisations internationales
compétentes soient mieux à même de contribuer, aux niveaux mondial, régional, sousrégional et bilatéral, grâce à des programmes de coopération avec les gouvernements,
à l’amélioration des capacités nationales dans les domaines des sciences marines et de
la gestion durable des océans et de leurs ressources,
Rappelant que les sciences de la mer sont importantes pour l’élimination de la
pauvreté, la sécurité alimentaire, la préservation des ressources et du milieu marin de
la planète au niveau mondial, la possibilité de comprendre et de prédire les
phénomènes naturels et d’y réagir, et la promotion de la mise en valeur durable des
mers et océans, car elles améliorent les connaissances grâce à des efforts de recherche
soutenus et à l’analyse des résultats de l’observation et ces connaissances sont
appliquées à la gestion et à la prise de décisions,
Rappelant également qu’elle a décidé, dans ses résolutions 57/141 et 58/240,
suivant la recommandation du Sommet mondial pour le développement durable 9, de
mettre en place, dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, un mécanisme
d’information et d’évaluation à l’échelle mondiale concernant l’état, présent et
prévisible, du milieu marin, y compris les aspects socioéconomiques de la question,
en se fondant sur les évaluations régionales existantes, et constatant qu’il faut que tous
les États coopèrent à cette fin,
_______________
7
Rapport de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, Rio de Janeiro,
3-14 juin 1992, vol. I : Résolutions adoptées par la Conférence (publication des Nations Unies, numéro de
vente : F.93.I.8 et rectificatifs), résolution 1, annexe II.
8
Voir résolution 55/2.
9
Voir Rapport du Sommet mondial pour le développement durable, Johannesburg (Afrique du Sud),
26 août-4 septembre 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.03.II.A.1), chap. I,
résolution 2, annexe.
2