A/RES/54/34
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Considérant que l'appel lancé par le Comité international olympique en vue de l'observation d'une trêve
olympique, auquel sont associés les comités nationaux olympiques des États Membres, pourrait contribuer
pour beaucoup à la réalisation des buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,
Réaffirmant que l'idéal olympique est de promouvoir, grâce au sport et à la culture, l'entente
internationale, en particulier parmi les jeunes, afin de favoriser le développement harmonieux de l'humanité,
Notant avec satisfaction que le drapeau des Nations Unies est arboré à toutes les épreuves des Jeux
olympiques et notant le nombre croissant des actions menées en commun par le Comité international
olympique et le système des Nations Unies, par exemple dans les domaines du développement, de l'assistance
humanitaire, de la protection de l'environnement, de la promotion de la santé, de l'éducation, de l'élimination
de la pauvreté, ainsi que de la lutte contre le sida, l'abus de stupéfiants, la violence et la délinquance juvénile,
Notant également avec satisfaction que le Comité international olympique et l'Organisation des Nations
Unies pour l'éducation, la science et la culture ont organisé en commun à Paris, du 5 au 7 juillet 1999, la
Conférence mondiale sur l'éducation et le sport pour une culture de la paix, conformément à sa résolution
52/13 du 20 novembre 1997, et qu'ils ont engagé un programme d'action pour donner suite à sa résolution
53/243 du 13 septembre 1999,
1. Demande instamment aux États Membres d'observer la trêve olympique pendant les XXVIIes Jeux
olympiques qui se tiendront à Sydney (Australie) du 15 septembre au 1er octobre 2000 et qui, à l'aube du
nouveau millénaire, doivent donner l'exemple du plus grand respect pour l'harmonie, les athlètes et
l'environnement;
2. E xhorte les États Membres à prendre l'initiative de respecter la trêve olympique, individuellement
et collectivement, et à chercher, conformément aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations
Unies, à régler tous les différends internationaux par des moyens diplomatiques;
3. Demande à tous les États Membres de coopérer aux efforts menés par le Comité international
olympique pour faire de la trêve olympique un instrument de paix, de dialogue et de réconciliation dans les
zones de conflit, au-delà de la durée des Jeux eux-mêmes;
4. Réaffirme la Déclaration et le Programme d'action en faveur d'une culture de paix, adoptés dans
sa résolution 53/243, et, à cet égard, se félicite que le Comité international olympique ait décidé de faire appel
à l'ensemble des organismes sportifs internationaux et des comités nationaux olympiques des États Membres
pour qu'ils adoptent des mesures concrètes visant, sur les plans local, national, régional et mondial, à
promouvoir et renforcer une culture de paix dans l'esprit de la trêve olympique;
5. Se félicite que le Comité international olympique ait créé le Forum international olympique pour le
développement, qui servira d'instance de concertation aux organisations intergouvernementales et non
gouvernementales pour les questions ayant trait à l'essor de l'éducation physique et du sport pour tous, ainsi
que le Centre international pour la trêve olympique chargé de promouvoir la paix et les valeurs humanistes
grâce au sport et à l'idéal olympique;
6. Prie le Secrétaire général de promouvoir l'observation de la trêve olympique par les États Membres,
appelant l'attention de l'opinion publique internationale sur la façon dont elle pourrait contribuer à renforcer
la compréhension internationale, à promouvoir la préservation de la paix et à susciter la bonne volonté, et de
coopérer avec le Comité international olympique à la réalisation de cet objectif;