A/RES/56/187
réunion, tenue à Dakar les 22 et 23 octobre 1999 5, qui constatent l’une et l’autre
qu’il est crucial d’aider les pays africains en allégeant les contraintes qui pèsent sur
l’offre pour faciliter leur intégration dans l’économie mondiale,
Se félicitant du nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique, par
lequel les dirigeants africains, s’appuyant sur une vision commune de l’avenir et une
conviction ferme et unanime, proclament qu’ils doivent d’urgence éliminer la
pauvreté et mettre leurs pays, individuellement et collectivement, sur la voie d’une
croissance soutenue et d’un développement durable, tout en jouant un rôle actif dans
le système économique et politique mondial, sachant que le nouveau Partenariat est
fondé sur la détermination des Africains de s’extraire et d’extraire le continent de
leur situation pénible de sous-développement et d’exclusion à l’heure de la
mondialisation et demandant instamment que de nouvelles mesures soient prises
pour rendre le Partenariat opérationnel,
Consciente de l’importance de l’industrialisation en tant que condition
fondamentale d’une croissance économique soutenue et d’un développement durable
en Afrique, ainsi que de l’appui qu’elle apporte aux efforts déployés pour éliminer la
pauvreté, notamment, en développant les agro-industries et en encourageant la
compétitivité, la création d’emplois productifs, le renforcement des capacités,
l’adoption d’une démarche soucieuse d’équité entre les sexes, l’autonomisation des
femmes et la mise en place de systèmes de gestion efficaces et rationnels,
Consciente également des efforts louables que font les pays africains pour
engager avec leur secteur privé et leur société civile respectifs un dialogue politique
aux plus hauts niveaux et de la nécessité de poursuivre ces efforts afin de renforcer
encore la capacité du secteur privé, notamment des microentreprises et des petites et
moyennes entreprises,
Consciente en outre de la nécessité pour les pays africains de poursuivre leurs
efforts afin de créer un climat propice au développement du secteur privé et à
l’investissement étranger direct ainsi que de leur détermination à utiliser plus
efficacement leurs ressources, tant humaines que financières, dans le processus
d’industrialisation, et soulignant qu’il importe de continuer de mobiliser des
ressources suffisantes par le biais d’initiatives locales et d’un appui international,
notamment par un renforcement de l’aide publique au développement, des garanties
d’investissement, un allégement de la dette, selon qu’il convient, et un plus large
accès aux marchés,
Consciente des avantages et des difficultés que présente l’exploitation des
technologies de l’information et des communications et du commerce électronique
pour le développement industriel global de l’Afrique et, à cet égard, notant la
création du Groupe d’étude sur les technologies de l’information et des
communications,
Accueillant avec satisfaction les progrès réalisés dans le renforcement et la
réforme des programmes de l’Organisation des Nations Unies pour le
développement industriel, notamment par le biais de programmes intégrés visant à
promouvoir le développement industriel durable des pays africains, de même que la
conception des activités sur le terrain qui sont programmées de concert avec le
système des coordonnateurs résidents des Nations Unies dans le contexte du Plancadre des Nations Unies pour l’aide au développement,
_______________
5
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Voir E/ECA/CAMI.14/99/10, annexe IV.
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