A/RES/60/210 6. Considère que la segmentation du marché du travail par sexe constitue un obstacle supplémentaire à la participation des femmes à l’économie en limitant leurs possibilités d’emploi dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes, et demande aux gouvernements et à toutes les autres parties concernées, selon qu’il conviendra, de consentir des efforts supplémentaires pour régler le problème des écarts salariaux entre les hommes et les femmes et de la segmentation du marché du travail par sexe et améliorer les conditions d’emploi et la sécurité du travail des femmes dans tous les secteurs de l’économie ; 7. Demande aux gouvernements d’intégrer une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes dans leurs politiques relatives aux migrations internationales, notamment en protégeant les femmes migrantes contre la violence, la discrimination, la traite, l’exploitation et les mauvais traitements ; 8. Prie les gouvernements de veiller à ce que les femmes participent pleinement et en toute égalité à la prise des décisions ainsi qu’à l’élaboration et à l’application des politiques, à tous les niveaux, afin que leurs priorités, leurs aptitudes et leur potentiel soient dûment pris en compte dans les politiques nationales ; 9. Constate les interactions entre l’égalité des sexes et l’élimination de la pauvreté, ainsi que la nécessité d’élaborer et d’appliquer, selon qu’il convient, en consultation avec la société civile, des stratégies globales d’élimination de la pauvreté soucieuses d’égalité entre les sexes pour s’attaquer aux problèmes sociaux, structurels et macroéconomiques ; 10. Constate également que la violence à l’égard des femmes et des filles constitue un des obstacles à la réalisation des objectifs d’égalité, de développement et de paix et a des répercussions sur le développement économique et social des communautés et des États, et engage les États à élaborer et à exécuter, à tous les niveaux appropriés, des plans d’action pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles ; 11. Constate en outre la nécessité d’aider les gouvernements à intégrer une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes dans les politiques et la prise de décisions, et engage les gouvernements, les organisations internationales, les organismes des Nations Unies, et les autres parties prenantes, à aider les pays en développement à intégrer une telle démarche dans tous les volets de l’élaboration de leurs politiques, notamment grâce à la mise à disposition d’une assistance technique et de ressources financières ; 12. Souligne qu’il importe d’élaborer des stratégies nationales pour encourager les femmes défavorisées et les femmes pauvres à entreprendre des activités génératrices de revenus qui soient productives et viables ; 13. Demande instamment aux gouvernements de veiller à ce que les femmes aient les mêmes droits que les hommes et aient pleinement accès, à égalité avec eux, à l’éducation, à la formation, à l’emploi, aux technologies et aux ressources économiques et financières, y compris au crédit, en particulier les femmes des zones rurales et celles qui travaillent dans le secteur non structuré, et de faciliter, le cas échéant, le passage des femmes du secteur non structuré au secteur structuré ; 14. Encourage les gouvernements, le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les autres acteurs de la société civile à promouvoir et protéger les droits des travailleuses, à faire disparaître les obstacles juridiques et structurels à l’égalité des hommes et des femmes, ainsi que les comportements sexistes dans le 4

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