A/RES/60/210
qu’il faut leur apporter un soutien particulier, notamment aux petites exploitantes
agricoles, et renforcer leur pouvoir d’action pour leur permettre de tirer parti des
occasions qu’offre la libéralisation des marchés agricoles,
Constatant que l’élargissement des possibilités commerciales offertes aux pays
en développement, notamment du fait de la libéralisation des échanges, permettra
d’améliorer la situation économique de ces sociétés, notamment des femmes, ce qui
revêt une importance particulière dans les collectivités rurales,
Se déclarant préoccupée par le fait que, bien que les femmes représentent une
proportion importante et de plus en plus forte des chefs d’entreprise indépendants,
leur apport au développement économique et social se trouve entravé, entre autres,
parce qu’elles se voient refuser l’égalité des droits et l’accès à l’éducation, à la
formation, à l’information, aux services d’appui et aux facilités de crédit, ou n’en
bénéficient pas, et qu’elles n’ont pas de pouvoir sur les terres, les capitaux, les
techniques et dans d’autres domaines productifs,
Se déclarant également préoccupée par le fait que les femmes prennent une
part insuffisante aux décisions politiques et économiques et soulignant qu’il importe
d’intégrer une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes dans l’élaboration,
l’application et l’évaluation de toutes les politiques et de tous les programmes,
Notant l’importance du rôle qui incombe aux organismes et organes des
Nations Unies, en particulier aux fonds et programmes, et notamment au Fonds de
développement des Nations Unies pour la femme, dans la promotion de la
participation des femmes au développement, et notant le travail accompli par
l’Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 6 ;
2.
Prend également acte du rapport du Secrétaire général intitulé « Étude
mondiale sur le rôle des femmes dans le développement : les femmes et la migration
internationale » 7, et recommande qu’il soit examiné dans le cadre du Dialogue de
haut niveau sur les migrations internationales et le développement, qui doit se tenir
en 2006 ;
3.
Demande aux gouvernements, aux organismes des Nations Unies et aux
autres organisations internationales et régionales, agissant dans le cadre de leurs
mandats respectifs, à tous les secteurs de la société civile, notamment les
organisations non gouvernementales, ainsi qu’à chaque femme et à chaque homme,
de s’engager pleinement à appliquer la Déclaration2 et le Programme d’action de
Beijing3 ainsi que les textes issus de sa vingt-troisième session extraordinaire4 et
d’accroître leurs contributions à cet effet ;
4.
Souligne qu’il importe de créer un environnement national et
international qui, dans tous les domaines, favorise et facilite l’intégration effective
des femmes au développement ;
5.
Engage tous les gouvernements à élaborer et à promouvoir des stratégies
qui permettent d’intégrer une démarche soucieuse de l’égalité des sexes dans la
conception et la mise en œuvre des politiques économiques et des politiques de
développement, y compris des politiques et processus budgétaires à tous les
niveaux, et dans le suivi et l’évaluation des programmes d’action connexes ;
_______________
6
7
A/60/162 et Corr.1.
A/59/287/Add.1.
3
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