A/RES/60/166
l’entière protection des lieux saints, lieux de culte et sanctuaires ainsi que des
manifestations religieuses, et de prendre des mesures supplémentaires là où ceux-ci
risquent d’être profanés ou détruits ;
c)
De revoir, le cas échéant, la pratique suivie en matière d’enregistrement,
de façon à garantir le droit de chacun de professer sa religion ou sa conviction,
individuellement ou en commun avec d’autres, tant en public qu’en privé ;
d) De garantir en particulier le droit de toute personne de pratiquer un culte
ou de tenir des réunions se rapportant à une religion ou à une conviction ainsi que
d’établir et d’entretenir des lieux à ces fins, de même que le droit de toute personne
d’écrire, de publier et de diffuser des publications dans ces domaines ;
e)
De faire en sorte, dans le cadre de leur législation nationale et
conformément au droit international relatif aux droits de l’homme, que soit protégée
et respectée sans réserve la liberté de tous les individus et membres de groupes
d’établir et de maintenir des institutions à caractère religieux, caritatif ou humanitaire ;
f)
De veiller à ce qu’aucun individu relevant de leur juridiction ne soit
privé, en raison de sa religion ou de sa conviction, du droit à la vie ou du droit à la
liberté et à la sûreté de sa personne, ni soumis à la torture, ni arbitrairement arrêté
ou détenu pour cette raison, et à ce que tous les auteurs de violations de ces droits
soient traduits en justice ;
g) De faire en sorte que, dans l’exercice de leurs fonctions officielles, tous
les représentants de l’État et agents de la fonction publique, y compris les membres
des organes chargés de l’application des lois, les militaires et les éducateurs,
respectent les différentes religions et convictions et n’exercent pas de discrimination
pour des raisons liées à la religion ou à la conviction, et que soit dispensée toute
l’éducation ou la formation nécessaire et appropriée ;
Constate avec une profonde inquiétude l’augmentation générale du
5.
nombre de cas d’intolérance et de violence visant les membres de nombreuses
communautés religieuses et autres, dans diverses régions du monde, y compris des
cas motivés par l’islamophobie, l’antisémitisme et la christianophobie ;
Se déclare préoccupée par la persistance de l’intolérance et de la
6.
discrimination sociales institutionnalisées, qui sont pratiquées au nom d’une religion
ou d’une conviction à l’égard d’un grand nombre ;
Condamne tout appel à la haine religieuse qui constitue une incitation à
7.
la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, qu’il soit fait usage pour cela de la
presse écrite, des médias audiovisuels ou électroniques ou de tout autre moyen ;
Insiste sur la nécessité de renforcer le dialogue, entre autres en
8.
imprimant un nouvel élan au Programme mondial pour le dialogue entre les
civilisations5 ;
Invite les États, la Rapporteuse spéciale, le Haut Commissariat des
9.
Nations Unies aux droits de l’homme et les autres parties concernées du système des
Nations Unies, telles que l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la
science et la culture, ainsi que les autres organisations internationales et régionales
et la société civile, à envisager de favoriser le dialogue entre les civilisations afin de
contribuer à l’élimination de l’intolérance et de la discrimination fondées sur la
religion ou la conviction, notamment en s’employant à résoudre les problèmes
suivants dans le cadre des normes internationales relatives aux droits de l’homme :
a) La montée de l’extrémisme religieux, qui touche les religions partout
dans le monde ;
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