A/RES/60/124
priorités et en y associant d’autres organisations humanitaires, et rappelle que les
procédures d’appel global sont mises en œuvre en consultation avec l’État affecté ;
13. Prie le Secrétaire général, agissant en consultation avec les États et les
organisations compétentes, de développer encore et d’améliorer si nécessaire les
mécanismes de recours aux capacités d’intervention d’urgence de réserve, y
compris, le cas échéant, les capacités régionales d’action humanitaire, sous les
auspices de l’Organisation des Nations Unies, notamment par des accords formels
avec les organisations régionales concernées, et de lui rendre compte de cette
question à sa soixante et unième session par l’intermédiaire du Conseil économique
et social ;
14. Demande aux donateurs de prendre de nouvelles mesures pour améliorer
leurs politiques et pratiques en matière d’action humanitaire et, à cet égard, se
félicite de la poursuite des efforts déployés dans le cadre de l’Initiative sur les
principes et bonnes pratiques d’action humanitaire ;
15. Décide de transformer l’actuel Fonds central autorenouvelable d’urgence
en Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires grâce à
l’incorporation d’une composante dons reposant sur des contributions volontaires,
qui sera reconstitué à intervalles réguliers, afin de pouvoir réagir de manière plus
prévisible et en temps voulu aux urgences humanitaires, les objectifs étant de
promouvoir des mesures et des interventions rapides pour réduire les pertes en vies
humaines, de renforcer les interventions lorsque le facteur temps est décisif, et
renforcer les éléments clefs des interventions humanitaires sous-financées, sur la
base des besoins avérés et des priorités définies en consultation avec l’État affecté le
cas échéant ;
16. Décide également que le Fonds continuera de fonctionner conformément
à la résolution 46/182 et aux principes directeurs énoncés dans l’annexe de celle-ci ;
17. Affirme qu’il lui appartient de fournir des orientations quant aux
principes directeurs devant régir l’utilisation du Fonds afin de maximiser l’impact
de celui-ci et d’améliorer son fonctionnement, et encourage le Conseil économique
et social à débattre de l’utilisation du Fonds ;
18. Note qu’un groupe consultatif sera constitué en tant qu’organe
indépendant chargé de conseiller le Secrétaire général sur l’utilisation et l’impact du
Fonds, et que le Comité permanent interorganisations examinera l’utilisation et
l’impact du Fonds ;
19. Demande au Secrétaire général de prendre, sur la base de son rapport sur
l’amélioration du Fonds central autorenouvelable d’urgence2 et en consultation avec
toutes les parties prenantes, toutes les dispositions voulues en matière
d’administration et de gestion pour faciliter la mise en œuvre de la composante dons
et de mettre en place des mécanismes appropriés s’agissant de présenter des rapports
et de rendre des comptes, afin que les ressources allouées par l’intermédiaire du
Fonds soient utilisées de la manière la plus efficiente, efficace et transparente
possible ;
20. Engage instamment tous les États Membres et invite le secteur privé et
tous les individus et institutions concernés à envisager de verser des contributions
volontaires au Fonds, se félicite des contributions déjà annoncées et souligne que
ces contributions devraient s’ajouter aux engagements actuels en matière de
programmation humanitaire et non venir en déduction des ressources allouées à la
coopération internationale pour le développement ;
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