A/RES/52/211 Page 5 Convaincue que l'Organisation des Nations Unies, en tant qu'intermédiaire universellement reconnu, doit continuer à jouer un rôle central et impartial dans les efforts que déploie la communauté internationale en vue d'un règlement pacifique du conflit afghan, Sachant gré à la Mission spéciale des Nations Unies en Afghanistan, dirigée par M. Norbert Holl, et à l'envoyé spécial du Secrétaire général en Afghanistan, M. Lakhdar Brahimi, des efforts qu'ils déploient, Sachant gré également à l'Organisation de la Conférence islamique du rôle qu'elle joue en Afghanistan, à l'appui de l'Organisation des Nations Unies et en coordination avec celle-ci; Soulignant l'importance de la non-intervention et de la non-ingérence dans les affaires intérieures de l'Afghanistan, et profondément préoccupée par la persistance de toutes les formes d'aide militaire, notamment la fourniture d'armes, de matériel militaire et de munitions aux parties afghanes qui a prolongé et risque encore de prolonger le conflit, Se déclarant profondément préoccupée par les actes qui nuisent à la sécurité des frontières nationales, y compris le trafic d'armes de plus en plus important auquel se livrent des éléments et des groupes criminels de certaines régions de l'Afghanistan, et par l'utilisation du territoire afghan pour l'entraînement et le recel de terroristes, qui font peser une menace sur la paix et la stabilité de la région tout entière, y compris de l'Afghanistan, Profondément préoccupée par l'expansion continue de la production et du trafic illicites de drogues en Afghanistan, qui menace la stabilité de la région et compromet la santé et le bien-être de la population des États voisins et au-delà, Gardant à l'esprit que l'Afghanistan, en tant qu'État partie à la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel5, en date du 16 novembre 1972, a reconnu qu'il lui incombait au premier chef d'assurer la protection du patrimoine culturel situé sur son territoire, Soulignant qu'une cessation des hostilités entre les belligérants en Afghanistan et la stabilité politique sont indispensables pour que les mesures de reconstruction aient un effet durable, 1. Prend acte du rapport du Secrétaire général6 et souscrit aux observations et recommandations qui y sont formulées; 2. Souligne que c'est aux parties afghanes qu'il incombe au premier chef de trouver un règlement politique au conflit et les exhorte à répondre aux appels répétés à la paix lancés par l'Organisation des Nations Unies; 3. Demande à toutes les parties afghanes de cesser immédiatement toutes les hostilités, de renoncer à l'emploi de la force et d'amorcer, sans conditions préalables, un dialogue politique tendant à un règlement politique durable du conflit; 4. Demande à tous les États de respecter la souveraineté, l'indépendance, l'intégrité territoriale et l'unité nationale de l'Afghanistan et de s'abstenir rigoureusement de toute ingérence dans ses affaires intérieures; 5. Condamne l'appui militaire étranger qui a continué à être apporté aux parties afghanes avec la même intensité durant toute l'année 1997 et demande à tous les États concernés de mettre fin immédiatement aux 5 Ibid., vol. 1037, no 15511. 6 A/52/682-S/1997/894; voir Documents officiels du Conseil de sécurité, cinquante-deuxième année, Supplément d'octobre, novembre et décembre 1997, document S/1997/894. /...

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