A/RES/60/187
devraient contribuer à la mise en œuvre de l’Initiative renforcée en faveur des pays
pauvres très endettés ;
7.
Reconnaît et encourage les efforts déployés par les pays pauvres très
endettés, leur demande de continuer à améliorer leurs politiques intérieures et leur
gestion économique, notamment au moyen de stratégies de réduction de la pauvreté,
et de créer au niveau national un environnement qui favorise le développement du
secteur privé, la croissance économique et la lutte contre la pauvreté, comprenant
entre autres un cadre macroéconomique stable, des systèmes de finances publiques
transparents et responsables, un environnement propice à l’activité des entreprises et
un climat d’investissement prévisible, et invite à cet égard tous les créanciers,
publics comme privés, à faciliter ces efforts, en continuant par exemple de participer
à l’application de mesures d’allégement de la dette dans le cadre de l’Initiative
renforcée en faveur des pays pauvres très endettés et, en ce qui concerne les
institutions financières internationales et la communauté des donateurs, d’assurer un
financement approprié à des conditions suffisamment favorables ;
8.
Souligne que l’allégement de la dette peut contribuer de façon essentielle
à libérer des ressources qui devraient être affectées à des activités favorisant
l’élimination de la pauvreté, une croissance économique soutenue et un
développement durable, et la réalisation des objectifs de développement convenus
sur le plan international, dont les objectifs du Millénaire pour le développement, et
engage à cet égard les pays à consacrer les ressources libérées par l’allégement de la
dette, en particulier par les mesures d’annulation et de réduction, à la réalisation de
ces objectifs ;
9.
Réaffirme que la viabilité de la dette dépend de la convergence de
nombreux facteurs aux niveaux international et national, souligne que la situation
particulière de chaque pays et l’impact des chocs extérieurs doivent être pris en
considération dans les analyses de viabilité de la dette, insiste sur le fait qu’on ne
saurait utiliser un indicateur unique pour tirer des conclusions définitives sur la
viabilité de l’endettement et, à ce sujet, tout en convenant de la nécessité d’utiliser
des indicateurs transparents et comparables, invite le Fonds monétaire international
et la Banque mondiale à tenir compte, dans leurs évaluations de la viabilité de la
dette, des bouleversements importants que causent notamment les catastrophes
naturelles, les conflits, les changements concernant les perspectives de croissance
mondiale ou les variations des termes de l’échange, en particulier pour les pays en
développement exportateurs de produits de base, et à continuer de communiquer des
données sur cette question dans le cadre des instances de coopération existantes, y
compris celles auxquelles participent les États Membres ;
10. Invite à nouveau la Banque mondiale et le Fonds monétaire international
à garder à l’examen les incidences globales du cadre mis en place pour les pays à
faible revenu aux fins de la viabilité de la dette, demande la transparence des calculs
afférents à l’évaluation de la performance politique et institutionnelle des différents
pays et se félicite de la publication prévue des résultats des évaluations réalisées par
l’Association internationale de développement pour les pays en question ;
11. Se félicite de la proposition faite par les pays du Groupe des Huit à
Gleneagles, telle qu’approuvée par les institutions de Bretton Woods à leurs
réunions annuelles de 2005, tendant à annuler l’intégralité de la dette des pays
pauvres très endettés à l’égard du Fonds monétaire international, de l’Association
internationale de développement et du Fonds africain de développement, en insistant
pour que les institutions financières multilatérales intéressées l’appliquent sans
délai, se félicite également des efforts déployés par ces pays afin que toutes les
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