Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines
A/RES/73/149
coordonnée encourageant un changement social positif aux niveaux local, national,
régional et international, et rappelle l’objectif fixé dans la déclaration
interinstitutions, à savoir l’élimination des mutilations génitales féminines en
l’espace d’une génération, certains des principaux résultats d evant être obtenus d’ici
à 2030, dans le prolongement des objectifs de développement durable ;
19. Encourage les hommes et les garçons à participer activement, en devenant
les partenaires et les alliés stratégiques des femmes et des filles, notamment dan s le
cadre d’un dialogue intergénérationnel, aux efforts entrepris pour éliminer la
violence, la discrimination et les pratiques néfastes à l’encontre de celles-ci, en
particulier les mutilations génitales, grâce à des réseaux, à des programmes
d’émulation, à des campagnes d’information et à des programmes de formation ;
20. Engage les États à collaborer, de manière coordonnée, avec les principales
parties prenantes, notamment les différents services gouvernementaux, et, à leur
demande, avec les entités des Nations Unies, aux fins de l’adoption d’une approche
multidisciplinaire permettant de prévenir les mutilations génitales féminines et de
lutter contre cette pratique, et à adopter, s’il y a lieu, des lois et des politiques
prévoyant la fourniture de services multisectoriels de haute qualité aux filles et aux
femmes victimes de mutilations génitales féminines, ainsi que des stratégies de
prévention énergiques, qui tiennent compte des filles et des femmes les plus
vulnérables ;
21. Engage les États, le système des Nations Unies, la société civile et toutes
les parties concernées à continuer de célébrer, le 6 février, la Journée internationale
de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines et à en saisir
l’occasion pour intensifier les campagnes de sensibilisation et prendre des mesures
concrètes contre les mutilations génitales féminines ;
22. Demande aux États d’améliorer la collecte et l’analyse de données
quantitatives et qualitatives ventilées et de collaborer, s ’il y a lieu, dans le cadre des
systèmes de collecte de données existants, lesquels sont essentiels à la formulation de
lois et de politiques fondées sur l’analyse des faits, à la conception et à l’exécution
des programmes, ainsi qu’au suivi des mesures visant à éliminer les mutilations
génitales féminines ;
23. Demande également aux États d’élaborer des méthodes et des normes
uniformes en matière de collecte de données sur les mutilations génitales féminines,
au sujet desquelles les informations sont insuffisantes et qui sont rarement signalées,
d’établir des indicateurs supplémentaires pour mesurer efficacement les progrès
accomplis vers l’élimination de cette pratique et d’insister sur la diffusion des
méthodes ayant fait leurs preuves en matière de prévention et d ’élimination des
mutilations génitales féminines aux échelles sous-régionale, régionale et mondiale ;
24. Exhorte la communauté internationale à honorer l’engagement qu’elle a
pris d’aider les pays en développement à renforcer les capacités de leurs bureaux de
statistique et d’améliorer leurs systèmes de données pour garantir l’accès à des
données de qualité, actualisées, fiables et ventilées, tout en veillant à ce que les pays
conservent la maîtrise des efforts visant à soutenir et à suivre les avancées en la
matière, afin, notamment, de faciliter l’élaboration des politiques et des programmes
et de suivre les progrès accomplis dans l’élimination des mutilations génitales
féminines ;
25. Prie le Secrétaire général de veiller à ce que tous les organes et organismes
compétents des Nations Unies, en particulier le Fonds des Nations Unies pour la
population, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, l’Entité des Nations Unies
pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes),
l’Organisation mondiale de la Santé, l’Organisation des Nations Unies pour
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