Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines
A/RES/73/149
Prenant acte du rapport du Secrétaire général 19,
S’inquiétant vivement de ce que les ressources continuent de faire cruellement
défaut et que le déficit de financement a gravement limité la portée et le rythme des
programmes et des activités visant à éliminer les mutilations génitales féminines,
1.
Souligne que l’autonomisation des femmes et des filles est essentielle si
l’on veut rompre le cycle de la discrimination et de la violence et promouvoir et
protéger les droits fondamentaux, y compris le droit de jouir du meilleur état de santé
mentale et physique possible, notamment en matière de santé sexuelle et procréative,
et engage les États parties à s’acquitter des obligations que leur imposent la
Convention relative aux droits de l’enfant 8 et la Convention sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 9, et de l’engagement qu’ils
ont pris de mettre en œuvre la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard
des femmes 20 , le Programme d’action de la Conférence internationale sur la
population et le développement 13, le Programme d’action de Beijing 11 et les textes
issus de sa vingt-troisième session extraordinaire, intitulée « Les femmes en l’an
2000 : égalité des sexes, développement et paix pour le XXI e siècle »12, ainsi que de
sa session extraordinaire consacrée aux enfants 21 ;
2.
Engage les États à mettre davantage l’accent sur la formulation et la mise
en œuvre de stratégies globales de prévention, notamment en intensifiant les
campagnes d’éducation, les activités de sensibilisation ainsi que d ’éducation scolaire
et non scolaire et de formation pour promouvoir la participation directe des filles, des
garçons, des femmes et des hommes, et pour que tous les acteurs essentiels,
notamment les responsables des administrations publiques, les forces de l ’ordre, le
personnel judiciaire, les agents des services d’immigration et les parlementaires, les
prestataires de soins de santé, les exciseuses traditionnelles, la société civile, le
secteur privé, les dirigeants locaux et les chefs religieux, les enseignants, les
employeurs, les professionnels des médias et les personnes qui interviennent
directement auprès des filles, ainsi que les parents, les tuteurs légaux, les familles et
les collectivités, s’emploient à éliminer les comportements et les pratiques nocives,
en particulier les mutilations génitales féminines, qui ont des conséquences
préjudiciables pour les femmes et les filles, et souligne l ’importance de veiller à ce
que toutes les interventions de prévention soient exemptes de stigmatisation ;
3.
Engage également les États à concevoir des campagnes et des programmes
d’information et de sensibilisation ciblant et faisant participer systématiquement le
public, notamment les professions concernées, en particulier les enseignants, les
familles, les collectivités, les représentants de la société civile, y compris les
organisations de femmes et de filles, et les chefs religieux et traditionnels, en faisant
appel aux médias traditionnels et non traditionnels présentant à la télévision, à la radio
et sur Internet des débats sur les effets néfastes des mutilations génitales féminines et
la persistance de cette pratique, ainsi que sur le soutien aux échelles nationale et
internationale en faveur de son élimination, en vue de contribuer à faire évoluer les
normes, les attitudes et les comportements sociaux préjudiciables existants, qui
légitiment et justifient les inégalités de genre, toutes les formes de violence contre les
femmes et les filles et les pratiques néfastes, telles que les mutilations génitales
féminines ;
4.
Engage en outre les États à fournir les ressources nécessaires au
renforcement des programmes d’information et de sensibilisation, à mobiliser les
filles et les femmes, ainsi que les garçons et les hommes, pour les associer activement
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4/8
A/73/266.
Résolution 48/104.
Résolution S-27/2, annexe.
18-22201