A/HRC/46/39 pays. Entre janvier et septembre 2020, ces unités ont empêché plus de 120 enfants de s’engager dans la Police nationale afghane. Même si un décret présidentiel spécial sur la grâce et la suspension de l’exécution des peines des délinquants mineurs et des détenus a été publié en mars 2020, il faudrait que les décrets à venir sur la prévention de la COVID-19 comprennent aussi des dispositions sur la libération des enfants détenus pour des motifs liés à la sécurité nationale. Un projet de politique nationale de protection de l’enfance venant en complément de la loi relative à l’enfance a été élaboré sous la direction du Ministère du travail et des affaires sociales avec la participation des acteurs de la protection de l’enfance, mais la pandémie de COVID-19 et la situation politique ont retardé sa mise au point définitive. La Représentante spéciale a continué de plaider en faveur d’un renforcement des mesures visant à faire baisser le nombre d’enfants parmi les victimes d’opérations militaires et a encouragé le Gouvernement afghan à intensifier sa collaboration avec l’ONU afin de mieux prévenir la commission de violations graves des droits de l’enfant. Elle a aussi vivement engagé le Gouvernement et les partenaires internationaux à intégrer les questions relatives à la protection de l’enfance dans les négociations inter-afghanes de paix. 10. En République centrafricaine, l’ONU a continué de dialoguer avec le Mouvement patriotique pour la Centrafrique, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et l’Union pour la paix en Centrafrique afin d’accélérer la mise en œuvre de leurs plans d’action respectifs, signés en 2018 et 2019. Elle a aussi pris contact avec d’autres groupes armés en vue de l’adoption de mesures visant à faire cesser et à prévenir les violations graves des droits de l’enfant. Ces efforts ont permis de repérer et de démobiliser plus de 240 enfants entre janvier et septembre 2020. Le 15 juin 2020, le Président centrafricain a promulgué le Code de la protection de l’enfant, qui avait été adopté par l’Assemblée nationale le 27 février 2020. Le Code incrimine notamment l’enrôlement et l’utilisation d’enfants par les forces et groupes armés, la violence sexuelle, les attaques contre les écoles et les hôpitaux et le refus de l’accès humanitaire. Les enfants associés aux forces et groupes armés y sont considérés comme des victimes. La Représentante spéciale a continué de dialoguer avec le Gouvernement centrafricain dans le contexte de l’élaboration d’un plan national de prévention des violations graves des droits de l’enfant. Les activités liées au plan de prévention, telles que l’organisation d’ateliers aux niveaux national et préfectoral, ont été temporairement suspendues en raison des mesures de protection et de restriction des déplacements mises en place face à la pandémie de COVID-19. 11. Au Mali, pendant la période considérée, le comité national de surveillance chargé de la mise en œuvre de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles a adopté son plan d’action et défini des activités prioritaires qui portent notamment sur l’utilisation des écoles à des fins militaires pendant les conflits. Trois commissions régionales ont été créées et sont maintenant opérationnelles. En février 2020, l’ONU a organisé un atelier réunissant des représentants des commissions régionales afin d’examiner les stratégies à adopter pour protéger les établissements scolaires contre les attaques et l’utilisation à des fins militaires. En juin et juillet 2020, elle a procédé, en coordination avec les autorités nationales, à un contrôle de l’âge des combattants de groupes arm és qui participaient au processus accéléré de désarmement, de démobilisation et de réintégration dans les régions de Kidal, de Gao et de Tombouctou afin de repérer les enfants et de faciliter leur libération. Un garçon a été repéré et l’ONU continuait de plaider pour sa libération au moment de l’établissement du présent rapport. Quelque 226 combattants ont été sensibilisés aux questions de la protection de l’enfance et de la prévention des violations graves des droits de l’enfant. 12. En ce qui concerne le Myanmar, comme suite à la signature, en 2011, d’un plan d’action conjoint qui a entraîné une diminution continue et sensible du nombre d’enfants enrôlés, à des poursuites en justice et à la conclusion d’un accord visant à continuer de rechercher et de libérer les enfants repérés les années précédentes, la Tatmadaw a été retirée de la liste des parties qui enrôlent ou utilisent des enfants (A/74/845-S/2020/525, par. 240 et annexes). Le Gouvernement, avec lequel la Représentante spéciale est régulièrement en contact, a publié plusieurs directives militaires visant à faire cesser et à prévenir l’enrôlement et l’utilisation d’enfants et, en janvier 2020, la Tatmadaw a libéré 18 enfants et jeunes. La Tatmadaw reste sur la liste des parties qui tuent des enfants, portent atteinte à leur intégrité physique ou leur font subir des viols et d’autres formes de violence sexuelle. La Représentante spéciale a continué d’exhorter le Gouvernement à signer un pla n d’action conjoint visant à faire cesser et à prévenir ces deux types de violation. En novembre 2020, 4 GE.20-17671

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