A/RES/72/230
Coopération pour le développement des pays à revenu intermédiaire
10. Invite le Président de l’Assemblée générale à organiser, dans la l imite des
ressources existantes, une réunion de haut niveau au début de sa soixante -treizième
session et, au plus tard, en décembre 2018, afin d’examiner les lacunes dont
souffrent les pays à revenu intermédiaire et les difficultés qu’ils rencontrent dans la
mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et prie le
Secrétaire général de tenir compte de cet examen dans son rapport sur l’application
de la présente résolution ;
11. Se dit consciente de l’importance du rôle que jouent le secteur privé et
les partenariats public-privé face aux défis du développement durable que doivent
relever les pays à revenu intermédiaire et les autres pays en développement ;
12. Se félicite du lancement du Mécanisme de facilitation des technologies
lors du Sommet des Nations Unies consacré à l’adoption du programme de
développement pour l’après-2015 et, à cet égard, se réjouit de la convocation des
premier et deuxième Forums de collaboration multipartite sur la science, la
technologie et l’innovation pour la réalisation des objectifs de développement
durable, tenus au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York, les 6 et
7 juin 2016 et les 15 et 16 mai 2017, ainsi que de l’inventaire des activités dressé
par le Groupe de travail interinstitutions des Nations Unies sur la science, la
technologie et l’innovation pour la réalisation des objectifs de développement
durable, et demande instamment le versement de contributions volontaires afin que
toutes les composantes du Mécanisme soient pleinement opérationnelles ;
13. Considère qu’il est essentiel de renforcer les capacités commerciales des
pays en développement, dont celles des pays d’Afrique, des pays les moins avancés,
des pays en développement sans littoral, des petits États insulaires en
développement, des pays en situation de conflit ou d’après-conflit et des pays à
revenu intermédiaire, notamment dans le domaine de la promotion de l’intégration
économique et de l’interconnectivité régionales ;
14. Considère également que la bonne gouvernance et l’état de droit aux
niveaux national et international sont des facteurs essentiels de croissance
économique soutenue, de développement durable et d’élimination de la pauvreté et
de la faim ;
15. Constate que les pays à revenu intermédiaire connaissent encore de
grandes difficultés pour parvenir au développement durable et que, pour pérenniser
les résultats obtenus jusqu’ici, il faudrait intensifier les efforts visant à surmonter
les difficultés actuelles par des échanges de données d’expérience, une meilleure
coordination et un soutien amélioré et ciblé de la part du système des Nations Unies
pour le développement, des institutions financières internationales, des
organisations régionales et d’autres parties prenantes, demande à ces acteurs de faire
en sorte que les besoins variés et spécifiques des pays à revenu intermédiaire en
matière de développement soient convenablement pris en compte et traités de
manière adaptée dans leurs stratégies et politiques pertinentes, dans le souci de
promouvoir une approche cohérente et globale à l’égard de chaque pays, et note que
l’aide publique au développement et d’autres formes de financement à des
conditions privilégiées restent importantes pour un certain nombre de pays à revenu
intermédiaire et permettront d’obtenir des résultats ciblés prenant en considération
les besoins propres à ces pays ;
16. Note avec préoccupation que l’accès au financement à des conditions
privilégiées diminue au fur et à mesure que les revenus des pays augmentent et que
ces pays ne sont peut-être pas à même d’obtenir auprès d’autres sources un
financement suffisant à des conditions abordables pour répondre à leurs besoins,
encourage les actionnaires des banques multilatérales de développement à concevoir
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